lundi 13 avril 2015

"... et je ne suis jamais allé à l'école" d'André Stern



Après avoir rencontré André au sein du printemps de l’Éducation, j'ai eu envie de livre son livre "...et je ne suis jamais allé à l'école", moi qui y suis tant allée !

Et bien je n'ai pas été dèçue ! Je suis passée par différentes émotions : j'ai été fascinée, émue et aussi triste en pensant au gâchis de tous ces enfants qui passent tant de temps dans des écoles "classiques", y compris moi-même.

J'en suis ressortie pleine d'espoir, d'envie d'avancer en confiance.

J'en suis ressortie rechargée dans mon projet de créer une école du 3ème type et surtout sur celui d'offrir ce qui me semble le meilleur pour mon enfant.

Merci du témoignage André ! merci à ses parents de lui avoir permis de vivre cette enfance heureuse non scolarisée.

J'ai envie de conseiller la lecture aux futurs parents, aux jeunes parents, aux vieux parents, aux grands-parents, à ceux qui pensent un jour être parent, à ceux qui ne pensent pas être parents, à tous en fait, du moment que vous soyez allés à l'école !
Encore plus à ceux qui souffrent du syndrome premier de la classe ou qui souffrent au fond de la classe... 
A tous les sceptiques qui pensent qu'André vante la non scolarisation ou estime que tout le monde peut apprendre comme il le fait.  
A tous ceux qui pensent que non-scolarisation signifie chômage et ignorance.

Voici un lien vers le livre et un lien vers une vidéo d'André.

jeudi 2 avril 2015

Les pleurs des bébés vus par Aletha Solter

Samedi 28 mars, je suis allée aux portes ouvertes du hameau des buis vers Joyeuse en Ardèche, excellente journée ! Ce lieu est inspirant et motivant.
Sophie Rabhi a créé sur ce lieu une école et un collège. Au cours de sa présentation, elle a mentionné les travaux d'Aletha Solter au sujet des pleurs des bébés.
J'ai commencé la lecture de "Pleurs et colères des enfants et des bébés". Le point de vue sur les pleurs des bébés éclaire tout à fait ma situation actuelle et me donne des solutions pour l'améliorer.

J'étais consciente jusque là de deux manières de réagir aux pleurs d'un bébé dont tous les besoins immédiats sont assouvis:
-"Il a besoin de pleurer, je le laisse pleurer dans son lit, il finira bien par s’arrêter. Je dois accepter ses pleurs quelques jours ou semaine, quitte à utiliser des boules Quies et après je serai tranquille. "
- "Il se met à pleurer, je fais tout ce que je peux pour le distraire : tétée, tétine, bercement, promenade... pour qu'il cesse de pleurer. Je n'ai pas envie qu'il pleure, c'est trop dur."

Dans le premier cas, le bébé est en état de détresse seul avec son chagrin, il perd confiance et finit en effet par ne plus pleurer car il débranche son système d'alerte.
Dans le second cas, le bébé ne peut exprimer son chagrin, il apprend à ne pas exprimer ses émotions.
Des deux cas découlent des troubles du comportement plus ou moins dévastateurs dans la construction de la personnalité. J'opterais bien pour "plus" plutôt que "moins"...

Aletha Solter propose un autre point de vue : les bébés ont un besoin physiologique de pleurer pour se décharger des hormones du stress. Quand ils pleurent les bébés ont besoin d'être accompagnés par un parent ou un substitut parental. L'accompagnement qu'elle a expérimenté avec réussite est de prendre le bébé contre soi, de se détendre et ressentir l'amour qu'on lui porte, de le rassurer par des paroles, de capter son regard, caresser tendrement sa tête, son visage ou ses bras et accueillir ses pleurs jusqu'à ce qu'il cesse de lui-même.

Ces derniers temps, notre bébé demandait à téter souvent et sans réelle faim. il s'endormait en journée en promenade dans le porte-bébé et le soir au sein. Je réalise que nous ne lui laissions pas la possibilité d'exprimer ses pleurs et que la tétée et la promenade étaient devenues les deux moyens d'accepter ce refoulement. Selon Aletah Solter, il en découle que le bébé demande plus souvent à téter la nuit. J'expérimente depuis hier cette nouvelle approche et j'en suis très heureuse, même si comme elle l'indique il a du retard à rattraper, à suivre !