vendredi 12 décembre 2014

Idées de cadeaux pour femmes enceintes

Voici le kit idéal pour une femme enceinte selon moi :

- le livre d'Ina May Gaskin "Guide d'une naissance naturelle"
- le livre de Frédécric Leboyer "L'art du souffle"
- les livres de Martine Texier sur le yoga et la naissance
- les livres d'Isabelle Filliozat
- une boite de crayons pastel et des feuilles blanches
- des feuilles d'origami
- une machine à coudre
- du coton bio
- des pelotes de laine, des aiguilles et des crochets
- le CD Bhagvati les 4 directions
- un week end à Evian "yoga et accouchement" avec Martine Texier
- une séance et un stage "intuition"avec Valérie J'espère
- des séances individuelles et en groupe avec Jacob Vladimir Balga
- des massages
- des séances d'haptonomie
- un tapis de yoga
- un coussin d'allaitement
- un super canapé
- des photos d'elle
- un carillon Zaphir ou Koshi
- une veste de portage
- une écharpe de portage

-des omega 3, de la vitamine C, de la vitamine D, des produits iodés...

Et pour le bébé :
- un peau d'agneau
- un matelas en laine, chanvre ou bambou



mercredi 26 novembre 2014

Educateurs : Echangez librement sur les pratiques "3type"

Le mouvement "3type" n'est pas une organisation. 
Tout ceux qui sont touchés par cette vision de l'éducation et qui ont envie d’échanger sur leur pratique, peuvent s'inscrire sur cette liste d'échanges entre éducateurs sur arbustes.net. Si vous avez une classe, publique ou privée peu importe, vous pourrez aussi l'inscrire au réseau.

Pour valider votre inscription vous devrez cocher ceci :

Je me sens en phase avec l'orientation pédagogique suivante :

Un fonctionnement de classe réinterrogé en permanence, si possible avec les enfants et les parents. Une recherche constante pour que l'enfant :

  • fasse de plus en plus des activités dans lesquelles il a envie de s’investir,
  • devienne de plus en plus indépendant du professeur.
Voici ce que vous trouverez sur la page d'inscription :

Les listes "pratiques de classes" sont ouvertes aux enseignants, aux parents, etc. Elles portent sur les pratiques des classes, et les réflexions qu'elles suscitent. Elles ne mettent en avant aucune pédagogie particulière mais prônent l'humilité et le pragmatisme. L'objectif de ces listes est de parler de ce qui se passe en classe, de permettre la mise à nue de nos pratiques, essais, erreurs, réussites, tâtonnements dans une démarche de recherche tout en évoquant également les difficultés qu'on rencontre.

Pour l'avoir expérimenté pendant des années, je peux témoigner que le simple fait d'écrire/partager sur sa pratique, son questionnement, ses doutes, ses difficultés est d'une force auto-structurante étonnante ! Que de problématiques résolus par le simple fait d'écrire ! Philippe

La classe n'est faîte que de problématiques et c'est en ce sens que faire classe est un métier passionnant !
Sur ces listes, c'est avant tout la simplicité, l'humilité et la recherche qui seront nos moteurs.

lundi 24 novembre 2014

"Guide de la naissance naturelle" d'Ina May Gaskin

Je l'ai lu en début de grossesse, ce livre a répondu a toutes mes questions, tant sur l'anatomie, le déroulement de l'accouchement, l'accompagnement "naturel", l'accompagnement "médical".
Je suis très heureuse que trois sage-femmes offrent la possibilité de vivre ce moment de manière naturelle et dans l'intimité dans notre petite ville de Crest, merci Solenn, Sophie et Sybille !



Une fois n'est pas coutume, je glisse une photo de moi sur mon blog.


vendredi 21 novembre 2014

Rencontre "Ce qui nous réunit" du Printemps de l'education aux Amanins

Ce week-end, j'ai eu la chance de participer à la rencontre "ce qui nous réunit" organisée par le printemps de l’Éducation aux Amanins en Drôme.


Je représentais l'école du 3ème type en l'absence de Bernard Collot. Oui c'est moi en bleu, bien enceinte ;) !

Il y avait:
- Henri, Fédération Steiner-Waldorf
- Isabelle, Association Montessori France
- Olivier et Thomas, Ashoka
- Roland, Réseau Ecole et nature
- Rosewita, Unipaz
- Samuel,  RECIT
- Antonella et Marie-Laure, Printemps de l’éducation
- Catherine, Communication non violente au service de l'éducation
- André, Écologie de l'éducation
- Pascale et Odette, Graine d'école
- Mauve, École Living School à Paris
- Isabelle, École du colibri des Amanins
- Fleur, École de la croisée des chemins de Dijon
- Muriel, École de la nature et des savoirs dans le Diois
- Isabelle, OCCE de l'éducation nationale
- Fabien, CARDIE  de l’Éducation nationale

Quelle joie de participer à cette réunion de différents courants de l'éducation !
Il n'y avait rien de cadré, nous avons choisi ensemble le contenu de ce week-end.
Nous nous sommes présentés, avons présenté nos organisations/institutions/associations.
Nous avons échangé sur "ce qui nous réunit".

Ce qui était évident c'est que nous partageons une vision commune de l'enfant, de l'éducation et que nous considérons n os différences comme des richesses. Et c'est pas le mental, l'intellect qui parle. Nous étions bien loin des batailles d'ego ou de clocher. L'union est sincère, authentique.

J'espère que la suite de nos rencontres va concrétiser toutes ces belles idées que nous avons, pour les enfants.




mercredi 12 novembre 2014

"Ecole du 3ème type" c'est quoi ?

Pour découvrir ce qu'est une école du 3ème type, je vous conseille d'écouter les chroniques de Bernard Collot sur son site, cliquez ici.

dimanche 2 novembre 2014

Création d'une école 3 type en Val de Drôme

Je crée un site pour mon idée de création d'une école "3 type" en Val de Drôme au sein d'une coopérative où les associés partagent la volonté de construire un lieu éducatif tout au long de la vie.

Voici le lien : http://ecole3typecooperative-valdedrome.blogspot.fr/

mercredi 29 octobre 2014

lundi 20 octobre 2014

Ecole 3 type : pourquoi les enfants suivent au collège ?

Voici un extrait d'un billet de Bernard Collot, publié sur son blog le 19 octobre 2014 suite à sa rencontre avec les semeurs d'école dans le Finsitère.

Il répond à la question : comment des enfants qui ont été à "l'école 3 type" peuvent-ils suivre au collège, notamment en histoire/géo, alors qu'ils n'ont pas "reçu" de cours en primaire ?  

Les profs du collège ne se sont jamais rendu compte que les enfants de Moussac n’avaient jamais eu de leçons d’histoire ou de géographie, ni fait de grammaire formelle et systématique.
Les raisons en sont bien simples. La première, c’est que pour les autres, ceux qui avaient appris pendant des années leurs leçons, il n’en restait pas grand-chose ! Si nous prenons l’histoire, celle-ci n’est qu’une reconstruction artificielle d’un passé collectif. Or, cela demande la construction de langages (toujours mes fameux langages !) permettant les représentations complexes d’un temps dont les repères ne sont plus visibles ou ne pouvant être mis en relation avec un concret actuel (par exemple un enfant peut assez facilement remonter au passé du grand-père qui est toujours vivant, voire à l’arrière-grand-père qu’il peut situer par rapport au grand-père, aux voitures qu’il n’avait pas, aux bougies ou lampes à pétrole utilisées… Il reconstruit ainsi un temps). Il faut aussi pouvoir mettre en relation des événements passés avec ceux du présent (comment comprendre et situer la révolution de 1789 si on ne peut faire la relation avec le chômage d’un parent, des manifs, les raisons d'une contestation banale, ce qui se passe ailleurs,… si dans l’école les enfants n’ont jamais été conviés à discuter pour prendre des décisions comment peuvent-ils se représenter la démocratie, encore que l’école traditionnelle pourrait très bien faire comprendre ce qu’était la monarchie !).
Qu’est-ce qui reste de ce que les enfants ont « appris » de l’histoire ? Un Vercingétorix qui s’agenouille devant un César, un roi qualifié de saint qui s’assoit sous un chêne, un autre qui à un numéro et qui enferme les gens dans des cages, des gens en armure qui jouent à se trucider, des gens sur des charrettes qui vont se faire couper la tête… une date et un nom facile à retenir (1515 Marignan !) sans savoir pourquoi c’est si important de le savoir (je ne le sais toujours pas !). Tout cela en désordre. Un album d’Astérix en plus sanglant.
Dans mon école, s’il n’y avait pas de leçons d’histoire à telle heure, les occasions de se confronter au passé proche et lointain étaient innombrables, la curiosité des enfants part dans tous les sens, toujours imprévisibles, toujours provoquées par un concret qui lui est celui du présent. C’est un langage (toujours, toujours des réseaux neuronaux à construire !) qui permet la reconstruction d’un passé et d'un temps particulier qui n'est pas mathématique, ce d’autant que le passé n’est qu’une recréation de l’esprit, il est tout aussi virtuel que le futur et dépend de la façon dont chacun le reconstruit. Que ce soit son propre passé (quelques secondes après, tout événement est à recréer par le cerveau avec ce qui s’est inscrit de façon informelle dans les réseaux neuronaux), que ce soit dans un passé plus lointain avec ce qui est resté inscrit dans des traces (monuments, écrits, objets…). Les historiens qui reconstituent l’histoire différemment les uns et les autres suivant les éléments qu’ils choisissent ou les mêmes qu’ils interprètent le savent bien.
Au collège, quelle est la principale capacité qui permet d’aborder l’histoire ? Savoir lire ! Mais pas savoir lire pour répéter la chanson produite, c'est-à-dire « apprendre puis réciter une leçon ». Savoir lire c’est pouvoir extirper de différentes façons des informations couchées dans des écrits qui eux-mêmes peuvent prendre différentes formes, les mettre en relation, en déduire du sens, faire des rapprochements…  
Il n’est donc pas du tout étonnant que ces enfants n’aient pas eu de problèmes particuliers avec l’histoire. Pas plus qu’avec la géographie : non seulement ils étaient sans cesse confrontés et interpellés par l’espace géographique de l’ailleurs par les échanges avec d’autres classes, d’autres enfants, avec les voyages-échanges, avec les explorations informelles de l’environnement proche, mais aussi parce qu’ils pouvaient ainsi développer leurs capacités de représentations de cet espace. Suivant comme chacun peut se le représenter, ce sont les représentations qui créent de nouvelles informations, la géographie est aussi une affaire de représentations à créer (exemple de la cartographie). Une des principaux apports de Steiner est pour moi celui-ci : si des enfants observent une fleur, ne la leur faite jamais dessiner immédiatement, mais le lendemain… sans la fleur. Ce n’est pas la reproduction de la fleur qui est importante (sa photographie exacte), c’est la représentation qu’en ont faite les neurones, celle-ci pouvant évoluer sans cesse et porte alors d’autres informations.

jeudi 16 octobre 2014

Test CGP : où vous situez-vous ?!



Le résultat du test CGP se traduit par un positionnement sur cette cible : 
- avez vous une dominante pensée ou milieu ?
- avez vous une dominante règle ou fantasme ?
- à quelle distance du centre vous situez-vous ?

Votre positionnement exact définit votre personnalité professionnelle et énonce les tâches/fonctions/responsabilités les plus en accord avec vous, vos aspirations dans les études et formations, votre manière de manager et d'être managé, vos modes de relations avec les membres de votre équipe.




mercredi 8 octobre 2014

L'empreinte de toute chose

Il y a longtemps que je n'avais pas lu un roman, en ce moment mes lectures tournent plutôt autour de "comment accoucher à la maison en toute sérénité ?"

J'ai lu "L'empreinte de toute chose" de l'américaine Elisabeth Gilbert. J'avais beaucoup aimé "Mange, prie, aime" et sa réflexion autour du mariage dans "Mes alliances".

Je ne peux que recommander ce roman, j'ai adoré ! Sauf si vous n'avez pas envie de devenir esclave d'un bouquin qui ne peut se trouver dans votre champ de vision sans que vous n'ayez plus qu'une seule envie : le lire ! peu importe ce que vous étiez entrain de faire...

Je donne juste le cadre : 19ème siècle, Philadelphie, Tahiti, un peu d'Angleterre et de Hollande, de la botanique, des réflexions sur la création et l'évolution, un personnage central : Alma Whittaker une grande grosse rousse pas belle du tout mais comme dit son père "la moche vaut dix fois la jolie", des interrogations sur l'autre côté du voile...

Un indice pour le titre : à quoi ressemblent les oranges, les figues, le basilic, les noix... ? et pour quelles parties de notre corps sont-ils bénéfiques ?


jeudi 18 septembre 2014

Mon offre conseil d'orientation CGP

Je lance mon activité en conseil d'orientation avec le test CGP pour les jeunes à partir de 15 ans et les adultes en réorientation. Je propose une analyse courte à distance :
- je vous explique la démarche par téléphone,
- vous faites le test (court : 14 questions à choix multiples) et répondez à quelques questions par mail,
- je prépare l'analyse,
- je vous la présente et nous en discutons par Skype ou par téléphone pendant 1h.
Et avant le 14 novembre, date du début de mon congé de maternité je le fais pour 45 euros au lieu de 60.
Un bilan complet avec les parents, c'est 5h.
Si ça vous intéresse, écrivez moi !

mercredi 17 septembre 2014

Création d'école

J'ai fait une nouvelle rédaction de mon projet de création d'école sur la page "Projet de lieu éducatif" ou en cliquant ici 

Personnes intéressées, mécènes et donateurs, écrivez-moi !!

mercredi 18 juin 2014

Petit argumentaire pour dépasser les idées reçues sur les pédagogies alternatives dans l'école publique

Voici un texte rédigé par Bernard Collot pour le site de l'appel pour des écoles différentes pour tous, ça fait du bien !!

L’appel suscite des débats, des réticences, des interrogations.
Nous avons rassemblé les questions ou craintes ou remarques qui reviennent le plus souvent.

Sur quels critères seront définies les approches différentes ?
Nous considérons que les pédagogies dites nouvelles ont toutes des caractéristiques communes (voir le tableau des deux approches, le texte sur les pédagogies différentes). Les plus communes sont le respect de l’enfant comme auteur et source de ses apprentissages (ses intérêts, ses besoins, ses envies… et l’activité qui en découle et qui est permise), l’importance du plaisir (« l’école de la joie »), la libération de l’initiative, l’organisation qui tend vers l’organisation coopérative ou l’auto-organisation dont les enfants sont partie prenante, l’évolution cognitive (les apprentissages) qui n’est plus dirigée par un programme et un enseignement frontal, le respect absolu des rythmes individuels biologiques et cognitifs, le multi-âge.
Beaucoup d’écoles alternatives s’inspirent et se réfèrent simultanément à plusieurs pédagogues (en particulier Freinet et Montessori). Chacune fait sa propre synthèse et la décline dans un projet d’école qui peut différer suivant les contextes.

Mais qu’en sera-t-il de notre liberté pédagogique ? (enseignants)
La liberté pédagogique actuelle est assez factice puisque pour s’exercer réellement, il faut que cela soit fait dans des établissements cohérents.
Elle existera toujours dans le choix de l’approche (mais bien sûr les enseignants ne pourront plus choisir un établissement dont les caractéristiques ne correspondent pas à leur choix pédagogique). Ensuite elle s’exercera dans l’élaboration, avec l’équipe enseignante, des stratégies éducatives du projet d’école. La liberté pédagogique individuelle actuelle sera nécessairement incluse dans une responsabilité pédagogique collective.
Et puis, peut-on continuer à accepter que celles et ceux qui disposent d’une liberté pédagogique à laquelle doivent se soumettre les enfants et leurs parents n’aient aucun compte à leur rendre ? Cela deviendrait beaucoup plus facile et positif si cette liberté s’effectuait pour mettre en œuvre un choix conjoint auquel les deux parties contribueraient dans la collaboration à la réussite. 

Tous les parents sont-ils capables de faire un choix raisonné ? Ne serait-ce pas privilégier les catégories socioculturelles élevées ? 
Les choix dépendent toujours de l’information mise à disposition. Cette information des familles sur les deux approches possibles, leurs fondements et les conséquences qu’elles induisent, nous demandons dans l’appel qu’elle soit faite officiellement par le ministère de l’Education nationale. Penser que seules les catégories socioculturelles privilégiées peuvent… penser, c’est quelque peu méprisant pour les autres. 

N’est-ce pas faire une école à deux vitesses, celle des riches et celle des pauvres ?
La question induit que les pédagogies alternatives seraient meilleures et réservées aux riches !
Il ne s’agit pas de deux écoles dont l’une ne serait accessible qu’à ceux qui en ont les moyens (ce qui est le cas actuellement). C’est dans l’école publique gratuite que nous voulons que ces deux approches soient disponibles à tous. L’expérience a montré que lorsque ce choix existe, il y a bien une mixité sociale non imposée qui s’établit naturellement (exemple de la ville de Gand où deux types d’écoles communales, classiques et Freinet, peuvent être choisies par toute la population). La mixité sociale y est bien plus importante que lorsqu’une carte scolaire détermine la seule école où une population scolaire est obligée d’aller. 

N’est-ce pas accentuer un clivage, mettre deux camps l’un contre l’autre ?
Ce clivage (essentiellement entre enseignants) existe depuis longtemps, mais seuls les enseignants des pédagogies nouvelles, isolés dans des établissements classiques, en subissaient les conséquences (et bien sûr les enfants). Il est occulté dans l’école, mais pas par les chantres médiatiques qui se livrent à des batailles sur les ondes et les écrans (par exemple Finkielkrault et Meirieu). Le clivage entre école publique et école privée confessionnelle, bien réel puisqu’il arrivait à mettre des milliers de personnes dans la rue, ne dérange, lui, plus personne.
Lorsqu’on lit sur les forums les débats déjà suscités par l’appel, on ne peut que constater le fossé qui sépare les deux « camps » aux convictions inconciliables.
Pour arriver à ce que ces deux camps échangent vraiment, il faut que l’un et l’autre puissent vraiment développer de façon cohérente leurs conceptions, côte à côte dans l’école publique, sans combat puisque cela résultera d’un choix et des professeurs, et des parents. C’est le temps et l’expérience vécue de chacun, qui, peu à peu, permettra un consensus auquel d’autres pays sont arrivés.

Mais la plupart des enseignants ne sont pas formés !
C’est encore une demande de l’appel. Il faut savoir que tous les enseignants qui tentent de pratiquer ces pédagogies se sont formés sur leurs temps de loisirs et de vacances, et avec leurs deniers. Peu savent que, depuis l’utilisation des nouvelles technologies de communication (1983 pour le mouvement Freinet !) ils passent quotidiennement des heures à échanger pour améliorer leurs pratiques.
Il est impensable que, dans la formation et dans la formation continue des professeurs, ces pédagogies n’aient pas une place importante puisque l’Education nationale elle-même ne dénie pas leur valeur... Elle n’aurait même pas à trouver et former des formateurs : cela fait des décennies que des praticiens des différentes associations pédagogiques (Freinet, Montessori,…) forment bénévolement leurs collègues. Il suffirait de les recruter ou de les laisser rentrer officiellement dans les écoles supérieures de formation des enseignants. 


A-t-on les moyens ?
Question posée à toute proposition de changement ! La mise en œuvre de notre proposition n’en demande même pas :
- Le nombre d’enseignant(e)s aspirant à pratiquer des pédagogies différentes ou prêt à s’y engager est beaucoup plus grand qu’on imagine (voir dans les commentaires des signataires). Il suffirait que, dans chaque secteur, un établissement ou une partie d’établissement soit dédiée à cette autre approche, permettant à ces enseignants de le demander. Des enseignants Freinet sont parfois parvenus, au gré des mouvements de mutations, à se regrouper dans des écoles. Mais elles ne peuvent perdurer, il suffit d’un changement de directeur ou de professeur pour qu’elles perdent leur caractéristique.
Actuellement il existe déjà des projets élaborés par des enseignants et des parents d’un même secteur qui ne demandent que le feu vert de l’administration
La gestion de la demande (des parents et des enseignants) et de l’offre (établissements spécifiques) n’est pas si compliquée : cela existe déjà en ce qui concerne les différents lycées d’un secteur : la plupart indique officiellement et publiquement leurs caractéristiques et ce qu’elles impliquent pour permettre le choix des lycéens et familles ; l’administration et ses techniciens de l’informatique gèrent parfaitement cela.
- Ces pédagogies ne demandent pas des moyens supplémentaires (qui sont ceux attribués par les collectivités locales), ils sont simplement utilisés différemment : au lieu d’acheter des séries de manuels, acheter des jeux Montessori, des fichiers Freinet ou des marteaux et des clous ne coûte pas plus cher. Les enseignants Freinet ont montré depuis des dizaines d’années les trésors d’ingéniosité qu’ils déploient pour se débrouiller avec ce qu’ils avaient, ou obtenir et bricoler ce qu’ils n’avaient pas (toute l’histoire de l’introduction de l’imprimerie, des machines à écrire, des magnétophones, des caméras ou caméscope, de l’informatique et de la télématique – dès 1983 – de la télécopie, etc.)
- L’intégration de toutes les écoles alternatives laïques dans l’école publique ne demande que la prise en charge des enseignants par l’État, ce qu’il fait déjà pour les écoles privées catholiques, elles en grand nombre, d’autre part il y a 60 000 postes d’enseignants promis ! 

N’est-ce pas mettre en concurrence des écoles et des enseignants ?
Nous ne sommes pas dans la situation de concurrence telle l’entend l’économie libérale. Les concurrences s’établissent par rapport à un même « produit » à obtenir. S’il s’agissait d’obtenir de meilleures « performances », là, il y aurait concurrence. C’est bien les performances que pointent les évaluations, ce qui est indiqué dans la communication des résultats des lycées par exemple. C’est bien la concurrence entre élèves qui est souvent une clef de l’enseignement classique (les meilleurs obtiennent les meilleures écoles, les meilleures situations sociales,…). La concurrence constitue aussi une menace dont on pense qu’elle incite aux efforts (pas seulement pour les élèves, pas seulement pour l’école).
Mais ce n’est pas la performance qui intéresse celles et ceux qui font le choix de l’alternative, tous les signataires le disent. C’est une autre façon de vivre à l’école, l’élimination de la concurrence entre enfants ou adolescents, une autre conception de l’acte éducatif donc une autre conception de l’action des éducateurs, etc.
Il s’agit bien d’un choix entre deux conceptions opposées qui est demandé. 

Mais choisir son école pour avoir un enseignement adapté à votre petit bouchon qui est trop fatigué pour aller à l'école mais qui passe ses temps libres devant n’importe quel jeu vidéo, laissez moi rire !
Il y a une méconnaissance profonde de ce que sont les pédagogies différentes dans cette remarque. Il y a aussi une négation du lien affectif qui lie parents et enfants et dont d’ailleurs tout le monde connaît les conséquences quand il se délite, et en particulier ceux qui doivent soigner enfants et adolescents en perdition. La négation des parents et de leur responsabilité ancrée aussi dans l’affect, est un problème de l’enseignement classique qui n’a pas encore compris qu’il a même des conséquences cognitives. Aucun apprentissage ne peut s’établir solidement hors d’un état sécure. Et ce n’est pas la fatigue avant l’école qui justifie le choix, mais plutôt la fatigue dans l’école.
D’autre part, dans les familles qui font le choix d’une autre alternative telle nous l’avons définie, c’est justement là qu’on est le plus attentif à moins d’écrans à la maison. 

Pas de différences sociales, pas de différences de culture, on apprend tous la même chose ! Ça fait une base commune pour évoluer dans les écoles supérieures et les grandes écoles, savoir compter c'est bien aussi...
C’est une affirmation qui est souvent proclamée par ceux que l’appel dérange. Elle relève d’un vieux mythe républicain de l’égalité (qui est devenu celui de l’uniformité) et de son contraire, l’élitisme (base pour évoluer dans les écoles supérieures…)
Nous faisons remarquer que l’État lui-même a introduit une notion nouvelle, celle d’un socle commun. Celui-ci consiste à demander à l’école que les enfants en sortent avec des compétences, des savoir-faire leur permettant d’être et d’agir dans notre société. On peut critiquer le contenu de ce socle, mais il n’impose pas l’uniformité pour l’atteindre, ce d’autant que l’uniformité démontre de plus en plus son inefficience. Les pédagogies alternatives ont toutes cet objectif, elles l’atteignent par des moyens différents.
Quant à éliminer les différences sociales et de culture dans l’école, c’est bien parce que c’est impossible qu’elle est en difficulté dans sa volonté d’uniformiser. Les pédagogies alternatives, au contraire, s’en servent et s’en enrichissent. 

On ne devrait pas avoir à marginaliser nos enfants en les sortant du système, il faut tout changer pour tous. C’est globalement et en même temps pour tous que l’école doit évoluer.
- Il ne s’agit pas de « les sortir du système » puisque nous demandons justement le contraire, que ce soit dans l’école publique. Nous demandons simplement que le « système » s’adapte à la diversité des enfants qui demande la diversité des approches.
- Lorsque ce « système » instaure des SEGPA ou autres classes pour « enfants inadaptés », cela ne choque pas, et pourtant il y a en plus de la marginalisation la stigmatisation !
- Changer globalement, cela fait des dizaines d’années que cela est dit. Cela a même été tenté (réforme du tiers-temps pédagogique, réforme dite des maths modernes, réforme des cycles…). Toutes ces réformes, ou n’ont pas été appliquées par l’ensemble des enseignants (et soutenues par l’ensemble de l’administration) ou ont été abandonnées avant qu’on puisse en constater les effets. Même quand il y a un consensus comme sur les rythmes, on est bien obligé de constater les résistances comme l’incapacité des acteurs du système éducatif de le prendre en compte. Il est probable, tout au moins souhaitable, que l’ensemble du système éducatif, ses finalités, ses pratiques évoluent dans… x années. Mais sa pesanteur est telle, les habitus sont tels, les divergences d’opinions et de convictions sont telles, qu’il lui faudra bien longtemps pour qu’il prenne une direction consensuelle. Or, c’est dans l’immédiat qu’il y a urgence pour un grand nombre d’enfants, qui, eux, ne peuvent attendre. Nous pensons qu’au contraire notre proposition aidera l’ensemble du système éducatif à s’orienter. Les risques que l’Etat ne veut ou ne peut pas prendre, ce sont un certain nombre de parents, dont on admettra enfin leur capacité d’être responsables, qui les prendront et assumeront avec un certains nombre d’enseignants tout aussi responsables. Ce faisant, en permettant à ces deux approches d’exister et de se développer pleinement dans leurs différences conceptuelles (surtout pour la seconde), c’est le constat de leurs effets à plus ou moins long terme qui permettra à l’Etat et surtout à la Nation de prendre enfin une direction sans risques. 

La diversité des enfants est bien respectée dans la pédagogie individualisée
C’est un peu la tarte à la crème dont ne résulte pas grand-chose, ce d’autant qu’il y a antinomie entre une pédagogie frontale cadrée par les programmes à suivre, ponctuée par des évaluations, et une pédagogie individualisée (sauf si chaque enfant a un précepteur !). Si celle-ci avait pu se réaliser dans la logique et la structuration de l’enseignement classique, il n’y aurait plus de problème d’école.
Les pédagogies alternatives sont dans une autre logique. Ce ne sont pas seulement les pratiques et les outils qui sont différents et dont certaines ou certains peuvent être utilisés dans les pédagogies classiques, c’est l’enfant et sa vie, les enfants et leur vie dans le collectif, qui sont la source de leurs apprentissages. Ce qui est privilégié ce sont les interactions avec leur environnement et leurs interrelations, plus que l’action directe des enseignants qui ne sont plus au centre du système. Programmes et évaluations artificielles, découpage du temps, des matières et des âges n’en sont plus les ordonnateurs et les régulateurs. L’aménagement du cadre, la position des enseignants, ne sont plus les mêmes.
Il est vain, et les faits l’ont démontré, de vouloir panacher deux logiques opposées.
Les laisser se développer complètement ne relève que du bon sens ou de la raison.

Mais comment ces écoles pourront-elles être contrôlées par les inspecteurs ? De la même façon que dans les écoles classiques ?
L’inspection, l’évaluation des enseignants est déjà remise en cause par beaucoup, y compris au niveau du corps des inspecteurs et de l’Inspection générale.
Il est évident que l’évaluation des enseignants et des élèves ne pourra s’effectuer sur les mêmes critères, avec les mêmes grilles d’évaluation dans l’une ou l’autre des approches. Actuellement, seuls quelques inspecteurs ont une connaissance suffisamment approfondie des pédagogies actives (qui correspondent aussi à leurs convictions) pour pouvoir donner une appréciation (et des conseils !) sur ce qu’ils constatent. Il faudra donc bien, qu’enfin, ils soient eux aussi formés ! 

Mais comment l’Education nationale pourra alors évaluer l’ensemble de son système éducatif comme elle le fait actuellement si toutes les écoles et tous les élèves ne font pas la même chose ?
Déjà aujourd’hui, toutes les formes d’évaluation qu’elle a mises en place ne lui donnent pas satisfaction ni de donnent satisfaction à personne. Le point d’une éventuelle évaluation générale ne peut être qu’au terme de ce qu’elle a instauré : le socle commun, ce que fait d’ailleurs et hors des écoles la fameuse évaluation PISA, toute critiquable soit-elle.
Ce n’est pas nous ou les pédagogies différentes qui posons le problème de l’évaluation et elle est remise en question par le ministère lui-même (refondation).
Et puis il y a l’évaluation des parents qui ont fait un choix et qui restent dans ce choix ! Seraient-ils insouciants de l’avenir de leurs enfants ?

jeudi 8 mai 2014

Citation

Tout le monde est un génie. mais si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper aux arbres alors il passera sa vie à penser qu'il est totalement stupide.

Albert Einstein

jeudi 24 avril 2014

Nassim Haramein - Conférence à la libraire métaphysique de la vallée de ...





Pour les curieux, et passionnés car cela dure 4h (!), d'une théorie physique pour un nouveau paradigme...



"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence." Schopenhauer

Après l'avoir exclu car il prédisait l'existence de trou noir au centre de chaque galaxie, des physiciens découvrent petit à petit des trous noirs au centre des galaxies...

vendredi 18 avril 2014

mercredi 16 avril 2014

Une école ouverte qui s'enrichit des évenements


Chroniques d'une école du 3e type, tome 1Dans son excellent livre "Chroniques d'une école du 3ème type" Bernard Collot décrit par un exemple ce qu'est une école avec un fonctionnement "ouvert", voici ce qui m'en est resté :
Dans une classe "traditionnelle", alors que le maître mène une séance, que la classe est plongée dans le calme, un merle pointe son nez à la fenêtre et quelques enfants réagissent en s'exclamant. Le maître impose un retour au calme et si la situation se répète la solution mise en œuvre est de diminuer la vue des enfants en peignant la fenêtre ou en la changeant par du plexiglas. L’événement a produit une dépense d'énergie (argent et temps) pour rendre impossible la perturbation impliquée.

Dans une classe "ouverte", quelques enfants voient le merle et l'observent. Les autres enfants peuvent les rejoindre s'ils sont intéressés ou choisir de continuer leur activité. Plus tard en réunion, cette observation peut susciter différentes activités proposées par les enfants et il peut proposer l’achat d'une paire de jumelle pour pouvoir apprécier complètement l’événement quand il se reproduira. La nouvelle présence des jumelles en classe induira forcément d'autres observations. L'énergie est passée à construire des apprentissages et à ouvrir les champs d’exploration.

Cet exemple illustre bien deux approches différentes de l'école.

Pour permettre l'existence et le développement d'écoles avec un fonctionnement ouvert, nous avons rédigé cet appel à signer en ligne : Benoit Hamon, Rendez possible le choix d'une autre approche éducative à l'école pour tous et sur tout le territoire

Rendez possible le choix d'une autre approche éducative à l’école pour tous et sur tout le territoire !

jeudi 3 avril 2014

Soutenir MANA

Voici un très beau projet à soutenir :
la création d'une maison des apprentissages naturels à Fontenay sous bois par l'association MANA :

http://fr.ulule.com/mana-7/

jeudi 20 mars 2014

L'appel des innovants

Ça y est l'appel est prêt !

C'est ici http://appelecolesdifferentes.blogspot.fr/

Faites circuler abondamment !

Le texte définitif :

Appel à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale  

Rendez possible le choix d'une autre approche éducative à l’école pour tous et sur tout le territoire !


Nous, professeurs de l’Éducation nationale, professeurs d'écoles expérimentales ou associatives, parents d'élèves, anciens élèves, éducateurs, citoyens intéressés par les questions d'éducation, constatons qu’une part croissante de la population aspire à un autre modèle pour l’éducation de ses enfants, alors qu'une autre part préfère conserver un modèle plus classique.
Nous demandons donc à l’Éducation nationale :
de prendre les dispositions nécessaires pour que chaque famille et chaque enseignant puissent, dans l'école publique et dans celles en partenariat avec l’Éducation nationale, enfin faire le choix entre un enseignement classique et un enseignement inspiré des réflexions des grands pédagogues tels que C.Freinet, M.Montessori, O.Decroly, R.Steiner-Waldorf, J.Dewey, J.Holt, P.Kergomard ...
En effet,
  • de nombreuses expériences ont depuis longtemps validé ces « nouvelles » approches qui ne sont donc plus expérimentales et qui doivent aujourd'hui être officiellement intégrées dans notre système éducatif,
  • de nombreux parents sont demandeurs et de nombreux enfants - dont les difficultés ne relèvent que du système classique auquel ils doivent à tout prix s’adapter - ont besoin de ces approches plus souples et plus respectueuses de leur curiosité, de leurs rythmes et de leurs personnalités,
  • de nombreux professionnels ont les compétences, l’expérience et l'envie d'offrir des pratiques différentes aux enfants, aux adolescents et aux familles.
Or,
  • actuellement, seuls des parents socio-culturellement privilégiés peuvent faire ce choix dans des écoles alternatives privées quand elles existent,
  • et des enseignants s’engagent dans ces pratiques non classiques sans être reconnus ni soutenus par l’administration.
Nous demandons donc que :
  • ce choix soit rendu possible et gratuit pour toutes les familles et sur tout le territoire,
  • des établissements (ou des parties d’établissements) soient officiellement dédiés à cette approche différente et que leurs enseignants puissent y mettre en œuvre ces pratiques sereinement et dans un ensemble cohérent,
  • ces approches différentes - légitimées par les travaux et les expériences passées et actuelles des praticiens, par les chercheurs et les neurosciences - fassent effectivement partie de la formation des enseignants,
  • tous les parents soient informés de l’existence des deux grandes approches possibles de l’éducation et des apprentissages.
Ainsi, la relation et le partenariat école/famille, alors fondés sur le choix clair de chacun, en seront forcément améliorés et pacifiés, et les enfants en seront les premiers bénéficiaires.
Dans notre système éducatif français qui tergiverse aujourd'hui entre ces deux conceptions de l'éducation, notre appel à la diversité assumée de l'offre éducative n’est donc que la voix de la raison.
 
Article original :

Voilà quelques temps que je mijote une réflexion sur la nécessite de créer des écoles innovantes au sein de l'éducation nationale et sur le besoin de communiquer sur cette question, voilà ce qui est sorti aujourd'hui : l'idée de faire un appel, et pourquoi pas de trouver un symbole qui rassemblerait tous ceux qui se retrouvent dedans. Bonne lecture et à vos réactions !

Il nous manque un titre "l'appel des ... ou pour ...", que proposez-vous ?
J'ai noté "des innovants" mais on peut peut-être trouver mieux, "pour l'émergence d'une école humaniste" ?!

L'appel est en cours de "peaufinage", nous le lancerons bientôt. 



Appel pour la reconnaissance et la prise en compte d’autres approches éducatives dans l'Éducation nationale basées sur le respect des enfants auteurs de leurs apprentissages, sur le respect de leurs rythmes, sur d’autres organisations mises en place par les professionnels qui permettent aux enfants d’apprendre et de grandir dans un groupe hétérogène et vivant avec la sécurité physique et affective nécessaire, et avec pour éthique le respect de l'humain et de l’environnement.


lundi 10 mars 2014

Les Calanques - Mars 2014

Quelques photos de notre escapade dans les Calanques, de Cassis à Marseille, via une grimpette dans l’arrête des Marseillais.




L'arrête des Marseillais

Plus d'images, cliquez ici :

Puce à l'oreille

Le célèbre chimiste français Pasteur avait pour postulat que les cellules de notre corps sont aseptiques, autrement dit il pensait que s'il y avait des microbes, virus, bactéries dans notre corps alors ils venaient de l'extérieur, que ces organismes ne faisaient pas partie naturellement de notre corps.
C'est un de ses postulats qui lui permis d'échafauder sa théorie de la vaccination.

Il y a maintenant un petit moment que l'on peut dire "oups la boulette !", on estime à environ 2 kg la quantité présente dans notre corps.
Cela pourrait peut-être nous mettre la puce à l'oreille pour revoir les "grandes vérités pasteuriennes" ?!

Dans le magazine néosanté de mars 2014, J-J Crevecoeur  écrit un billet interesant sur ce sujet, je le résume ici :

Dire que les microbes, virus et bactéries sont responsables des maladies et qu'il faut les combattre revient à dire que, étant donné que dans 100% des accidents de voiture mortels on retrouve des pompiers, des policiers ou le SAMU, ces trois organisations sont responsables de la mortalité des accidents et doivent être éradiquées !
Certes les microbes sont présents au niveau des cellules malades mais elles n'en sont pas responsables, elles interviennent dans le processus quand c'est leur tour et pour remplir leurs fonctions, pendant ce que la médecine chinoise appelle la phase chaude de la maladie.



« Béchamp avait raison, le microbe n'est rien, le terrain est tout » aurait dit Pasteur durant les derniers jours de sa vie.




mardi 4 février 2014

Le printemps de l'éducation

Je viens de découvrir par un réseau d'enseignants ultra motivés à élaborer des fonctionnements éducatifs vivants qui permettent les apprentissages des enfants (ça se passe là), proche des travaux de Bernard Collot, l'existence de ce mouvement :
http://www.printemps-education.org/

Initiative fort intéressante ! qui peut permettre le regroupement de tous ceux qui œuvrent à inventer une autre école et la diffusion des idées...

L'agenda est le suivant :

Agen – 22 mars 2014 : « Pour une autre école, une école de le coopération ». Cet événement s’inscrira dans le programme annuel d’AMARE  « les Rendez-vous de l’égalité ». Programme en ligne prochainement.
Bordeaux - 5 et 6 avril 2014 (à confirmer) : Forum ouvert
Var - 17 et 18 mai 2014 : Programmation en cours avec le centre Amma Lou Paradou
Lyon - 16, 17 et 18 mai 14 : Ateliers « Ecole de la vie », théâtre-forum, projection-débat… dans plusieurs lieux : campagne, ville, péri-urbain
Marseille – mai 2014 : Programmation en cours dans le cadre du Festival de la Transition
Lille – mai-juin 2014 : Programmation en cours
Nantes – oct 2014 Montpellier et Paris sont en attente de dates.
Mobilisation d’acteurs en cours
Avignon, Gap, La Roche-sur-Yon, Angers, Laon, Amiens, Caen, Carcasonne, Grenoble, Dijon, Bourges, Drôme, Côte d’Armor, Haute-Savoie, Lot et Garonne, Haute Loire et Guyane

Ma lettre de démission de l'éducation natioanle réactualisée

Toi qui lis cette lettre, si tu es arrivé ici car tu souhaites démissionner de l'éducation nationale sache que c’est très facile, tu fais ta lettre, tu l'envoies à l'inspection académique, enfin le nouveau nom qui remplace, tu vas au rdv avec le directeur acad, tu montres que t'es pas fou et que t'as bien compris ton acte, tu confirmes par courrier et c'est fait !!
Par contre, si tu veux partir car tu trouves que c’est dur de vouloir innover dans cette institution, HALTE ! C'est la seule chose intéressante que m'est dit le directeur "l'éducation nationale a besoin d'enseignants novateurs" sur le coup je me suis dit "ok c'est bon pour les autres , pas pour moi !" Après réflexion, c'était peut-être un peu voir à court terme. Innover en dehors c’est pas évident financièrement et logistiquement et surtout au moins d'un mécène c'est compliqué de ne pas faire de l'élitisme. (Cependant c'est possible bien sûr, surtout avec un groupe solide.) Alors oui c'est vrai l'éduc nat a besoin de novateurs. Et puis si la question te tient tellement à cœur que t'en peux plus de voir œuvrer tes collègues, alors souffle, va prendre soin de toi, voyage à l’intérieur ou à l’extérieur, lis cet excellent livre "Chronique d'une école du 3ème type" de Bernard Collot et reviens plein de force ou pars quand t'es sur d'élaborer mieux en dehors car la question elle te lâchera pas, n'y pense même pas ! Si c'est dur là tout de suite, prends une dispo ou un mi-temps et laisse mûrir ! 

Si tu cherches un modèle de lettre de démission, change de site, ma lettre n'a rien d'un modèle ! Elle est complètement personnelle et tout ce que je dis là est inutile pour ta direction ! Ma lettre est davantage un cri du cœur que je souhaitais communiquer publiquement.

Monsieur le Directeur académique,
En septembre 2004, j’étais très heureuse d’entrer à l’IUFM de Guéret, un lieu très chaleureux avec des formateurs aux qualités humaines certaines, dans la préfecture de mon département auquel je suis tant attachée. En juillet 2005, j’étais heureuse d’obtenir le certificat d’aptitudes au professorat des écoles, même si dans les derniers jours d’attente, je m’étais faite à la possibilité de ne pas l’avoir et de poursuivre mes études en physique quantique. En septembre 2006, j’étais heureuse d’être nommée à l’école de Saint Silvain, à douze kilomètres de ma ville natale dans laquelle j’étais bien contente de poser mes bagages.
Pas un jour je n’ai regretté de glisser la clef dans la serrure de ma classe. Pas un jour je ne me suis lassée de regarder le paysage qui environne ce village muet en dehors des heures scolaires. J’ai passé cinq années inoubliables dans cette école, j’avais une classe de cycle 3, j’étais seule enseignante. Je me suis investie, j’y ai passé beaucoup de temps, d’énergie. Cette école, cette classe, ces enfants, c’était ma passion, ma vie. C’était comme une bulle, un espace à part, notre espace à nous. J’ai eu une relation très forte avec mes élèves, bien plus forte que ce que l’on demande à un fonctionnaire, bien plus humaine, bien plus vraie. Chaque année, nous partions en classe de découverte, j’ai passé cinq semaines exceptionnelles, des vacances, du pur bonheur. Des intervenants, aussi sympathiques que compétents sont venus très régulièrement nous faire partager leur passion, que ce soit le chant, la danse, l’escrime, la peinture, l’environnement ou le rugby.
Au fil des années, je me suis éloignée de la pédagogie classique, ma vision de l’enseignement, de l’éducation a évolué. J’ai mis en place des fonctionnements différents, j’ai beaucoup observé, expérimenté. Les tables, les meubles, l’emploi du temps, l’organisation, tout bougeait en fonction du groupe, de mes observations, de mes réflexions. Je me suis beaucoup intéressée à la psychologie de chaque enfant, j’ai essayé d’agir de manière à ce que chacun gagne confiance en lui, se sente reconnu, puisse s’exprimer, s’épanouir. J’ai initié les enfants à la communication non violente, à la vie en collectivité (pour de vrai, pas juste à rester assis les uns à côté des autres), à œuvrer ensemble pour que chacun puisse développer ses capacités et devenir autonome. Je n’ai pas appliqué une méthode, une pédagogie, j’ai cherché tout en pratiquant. En 2010, j’ai rencontré Bernard Collot et ses travaux*, très riches, qui méritent d’être lus par les professionnels de l’éducation, par les parents, par tous en fait. Leurs lectures ont accéléré mes réflexions sur l’école.

mercredi 29 janvier 2014

Conférence de Marion Kaplan sur l'alimentation

Très intéressant : gluten, laitage, sucre, fruit, fermentation, intestins, santé, émotion, dépendances, cuisson... à regarder ! Le titre ne convient pas c'est bon pour tous pas que pour ceux qui veulent maigrir.

mardi 21 janvier 2014

Le feuilleton d'Hermès : excellente lecture de la mythologie grecque pour les enfants

L'enfant ou la peur d'apprendre. Dunod



Je lis chaque jour des épisodes du feuilleton d'Hermès. Nous partons, avec quelques enfants, à la découverte de la mythologie grecque. L'idée m'a été soufflée par ce livre de psychopédagogie de Serge Boimare et j'en suis très contente ! Même si certains disent facilement c'est pour les bébés, une fois l'oreille tendue ils se rendent bien compte que ce n'est pas le cas, et nos adeptes ont jusqu'à 15 ans.

 






Les dix bonnes raisons de présenter la mythologie grecque à l'école (et c'est bien à la maison aussi !) sont rédigées sur le site "réseau Boimare", les voici (elles sont développées ici) :

1. La mythologie accompagne et aide à la construction de l’enfant

2. La mythologie prend en compte les inquiétudes de l’enfant

3. La mythologie offre à l’enfant les moyens de grandir par le biais de l’imaginaire

4. La mythologie aide particulièrement l’enfant qui a peur d’apprendre

5. La mythologie renforce la conscience d’appartenir à un groupe, à une identité

6. La mythologie développe des connaissances, enrichit un bagage culturel, participe à la constitution d’un patrimoine

7. La mythologie construit une culture fondatrice, s’inscrit dans la mémoire commune

8. La mythologie permet de découvrir et comprendre le monde

9. La mythologie donne des références culturelles

10. Le travail autour de la mythologie permet de travailler des compétences multiples

 

Vous trouverez sur l'excellent site de Bruce "Petit abécédaire de l'école" un travail tout prêt sur ce livre.

 

vendredi 10 janvier 2014

Sixième sens

Non les médiums n'existent pas. En tout cas ce n'est pas un don.
Il existe juste des personnes qui sont capables d'utiliser les facultés naturelles de l'être humain.
Facultés que nous possédons tous mais que nous mutilons très très jeunes pour nous aligner sur la bande passante restreinte des adultes qui nous élèvent et dont nous voulons être aimés.
Ces facultés sont perdues avec la dimension spirituelle de l'humain.
Il n'est pas évident de donner sa confiance à une personne qui a ses capacités car elle ne les utilise peut-être pas à bon escient ou n'a pas forcément les connaissances nécessaires pour leur bonne utilisation.
Cependant : très bonne nouvelle, nous avons tous la capacité de nous reconnecter à nos sens atrophiés, nous avons tous la possibilité d'acquérir le discernement et la connaissance pour prendre notre vie en main.