mercredi 23 octobre 2013

Cantine bruyante ou restaurant d'enfants ?

A l'heure où est repensé le temps scolaire, si on se posait des questions sur le temps du déjeuner.
Les restaurants d'enfants : parents, élus, enseignants une bonne idée à saisir !
Voici le témoignage de Bernard Collot sur la mise en place de restaurant d'enfants en 1963.
1963.

Dans le département du Rhône, au Rectorat de Lyon un détaché de la Ligue de l’Enseignement pour la transformation des cantines en restaurant d’enfants venait d'être nommé (vous ne rêvez pas !). Avec son aide, nous transformions donc notre vieille cantine en restaurant d’enfants (nous avons dû être les premiers à le faire en milieu rural).

Transformation des locaux, création d’une vraie cuisine aux normes sanitaires, l’espace de restauration coupé par des murets, des plantes vertes, des fleurs, des tables de quatre et des chaises adaptées aux tailles, assiettes décorées,… Menus équilibrés (à l’époque c’était une révolution), présentation agréable des plats comme dans les restaurants avec étoile… Notre cantinière transformée en vraie cuisinière avec sa blouse blanche et son bandeau (au début, elle pensait être déguisée !). Comme au restaurant, les enfants se faisaient passer les plats. Au début c’était comme un jeu « Après vous mon cher ! » et c’est vite devenu un habitus. Plus de rentrée collective en rang, plus d’obligation d’ingurgiter son assiette dans un rythme collectif, d’attendre que tout le monde ait fini… plus de coups de gueule. Le repas était devenu un moment paisible et convivial… nécessité importante déjà soulignée à l’époque par des médecins ou psychologues.

Mais cela ne s’arrêtait pas là. Il fallait qu’en sortant les enfants trouvent les conditions de détente nécessaires à toute digestion. Le temps méridien. Le temps du café, de la cigarette, des échanges informels pour les adultes… quand ils peuvent. C’était facile pour nous puisque les pratiques des pédagogies actives avaient déjà notablement transformé l’organisation de l’espace scolaire et créé des habitus. Et nous pouvions retrouver des enfants se reposant ou bouquinant dans le coin bibliothèque, d’autres écoutant de la musique ou en faisant dans l’atelier son, d’autres discutant ou faisant la sieste sous les pommiers du jardin, s’y promenant dans les allées, d’autres rêvassant devant l’aquarium, d’autres dessinant… et aussi d’autres ayant encore de l’énergie à évacuer sous les panneaux du terrain de basket ou dans des parties de cordes à sauter, de marelle... L’indispensable espace scolaire et l’habitude de la coopération ou de l’auto-organisation.

Très rapidement et sous l’impulsion du délégué rectoral aux restaurants d’enfants, l’expérience de Lantignié fit tache d’huile dans le Beaujolais. Quand on regarde le passé, on n'imagine pas le nombre d’enseignants qui s’impliquaient naturellement et à leur façon dans la transformation de l’école. Il est vrai que beaucoup d’entre eux dirigeaient des colonies de vacances, ce qui change le regard. La quasi-totalité des cantines de ce secteur du Beaujolais se transformaient ainsi en restaurants d’enfants dans leurs principes, suivant les moyens des communes et leurs locaux.

Tous les enseignants, des plus traditionnels aux plus « modernes » faisaient ce constat : l’après-midi scolaire se déroulait beaucoup mieux.

En 1964, tous les directeurs d’écoles, tous les présidents de sou des écoles[1], tous les maires ou leurs adjoints et quelques « cantinières » de tout un canton se retrouvaient dans la salle des fêtes de Lantignié pour discuter ensemble des difficultés rencontrées, des transformations à effectuer, du fonctionnement, des moyens à donner ou à obtenir et même de la qualification des cantinières à transformer en « cuisinières de restaurant d’enfants » avec la formation, le statut et le salaire qui auraient dû aller avec ! 

L'intégralité de son article ici : http://education3.canalblog.com/archives/2013/10/18/28239953.html

samedi 5 octobre 2013

Pour la liberté d'accoucher à domicile avec une sage-femme !

Je relaie une pétition pour défendre le droit d'accoucher à domicile avec une sage-femme car le gouvernement menace cette liberté. 

"Parce que nous devrions tous avoir la liberté d'accoucher dans le lieu de notre choix en toute sécurité,
Parce que les accouchements à domicile accompagnés par des sages-femmes sont des choix réfléchis, délibérés, intimes et respectables,
Parce que ces sages-femmes sont des personnes compétentes, passionnées et engagées,
Apportons leur notre soutien pour qu’elles puissent continuer à accompagner des familles qui comptent sur elles. »

 
Défendons notre droit à accoucher à domicile AVEC UNE SAGE FEMME ! 

"En France, il existe une obligation de paiement d'une assurance pour les sages-femmes libérales. Pour celles pratiquant l'accouchement à domicile, le montant est prohibitif, ce qui les met dans l'impossibilité de le payer. Récemment, il leur a été signifié par l'Etat et l'ordre des sages femmes, qu'en exerçant ainsi et sans attestation d'assurance à présenter au 1er octobre, elles seront passibles de sanctions lourdes, telles que la radiation de l'ordre et ainsi l'interdiction d'exercer, avec la possibilité de sanctions pénales. La conséquence directe sera l'abandon de leur pratique des accouchements à domicile, privant ainsi les couples de leur droit de s'adresser au professionnel de santé de leur choix.
L'argument principal pour ces montants prohibitifs est la part de risque qui serait plus importante en cas d'accouchement hors de l'hôpital, argument pour lequel les chiffres démontrent qu'il n'en est rien. Des exemples comme les Pays-Bas ou l'Angleterre viennent conforter ces statistiques.
A l'instar de l'avortement qui a été une pratique illégale durant des années et qui a conduit les femmes à vivre cet acte dans des conditions désastreuses, nous irons vers des accouchements sans l'assistance d'un professionnel, à un refus des futures mères de bénéficier d'un suivi de grossesse, ce qui est proposé dans nos maternités ne correspondant plus à nos attentes et à court terme, nous nous dirigeons vers une plongée dans la clandestinité. Nous souhaitons une médicalisation juste, au plus proche de nos réels besoins et de ceux de nos bébés, qu'une seule et unique sage femme de notre choix puisse nous accompagner durant la grossesse, durant notre accouchement et les suites de couches, tout ceci dans l'intimité et la chaleur de notre foyer.
Comment peut-on, dans un pays démocratique comme le nôtre, priver les français de la liberté de choisir le lieu et le mode d'accueil de leurs enfants ?"

Pour signer, cliquez ici.


Il y a une manifestation organisée le 6 octobre 2013, à Toulouse, place du Capitole.
« C’est un rassemblement de toutes les personnes ayant accouché à la maison, de tous les enfants nés à la maison ainsi que de tous les sympathisants afin de faire une jolie photo festive à envoyer ensuite sur les réseaux sociaux et dans les médias ! "
L’idée est d’être habillé d'un bas foncé et d'un t-shirt coloré uni.
Un film documentaire va bientôt sortir, il défend remarquablement bien l’AAD, voici le lien internet : http://entreleursmains.wordpress.com/


 Il y a eu un colloque à Châteauroux, le week-end du 21 et 22 septembre2013  sur : « L’histoire de la naissance à la maison, d’hier à aujourd’hui en France ». Voici le lien internet : http://www.societe-histoire-naissance.fr/spip.php?article34#j-21092013