lundi 21 mai 2012

Lettre de démission de l'Education nationale

Toi qui lis cette lettre, si tu es arrivé ici car tu souhaites démissionner de l'éducation nationale sache que c’est très facile, tu fais ta lettre, tu l'envoies à l'inspection académique, enfin le nouveau nom qui remplace, tu vas au rdv avec le directeur acad, tu montres que t'es pas fou et que t'as bien compris ton acte, tu confirmes par courrier et c'est fait !!
Par contre, si tu veux partir car tu trouves que c’est dur de vouloir innover dans cette institution, HALTE ! C'est la seule chose intéressante que m'est dit le directeur "l'éducation nationale a besoin d'enseignants novateurs" sur le coup je me suis dit "ok c'est bon pour le autres , pas pour moi !" Après réflexion, c'était peut-être un peu voir à court terme. Innover en dehors c’est pas évident financièrement et logistiquement et surtout au moins d'un mécène c'est compliqué de ne pas faire de l'élitisme. (Cependant c'est possible bien sûr, surtout avec un groupe solide.) Alors oui c'est vrai l'éduc nat a besoin de novateurs. Et puis si la question te tient tellement à cœur que t'en peux plus de voir œuvrer tes collègues, alors souffle, va prendre soin de toi, voyage à l’intérieur ou à l’extérieur et reviens plein de force ou pars quand t'es sur d'élaborer mieux en dehors car la question elle te lâchera pas, n'y pense même pas ! Si c'est dur là tout de suite, prends une dispo ou un mi-temps et laisse mûrir !

Monsieur le Directeur académique,
En septembre 2004, j’étais très heureuse d’entrer à l’IUFM de Guéret, un lieu très chaleureux avec des formateurs aux qualités humaines certaines, dans la préfecture de mon département auquel je suis tant attachée. En juillet 2005, j’étais heureuse d’obtenir le certificat d’aptitudes au professorat des écoles, même si dans les derniers jours d’attente, je m’étais faite à la possibilité de ne pas l’avoir et de poursuivre mes études en physique quantique. En septembre 2006, j’étais heureuse d’être nommée à l’école de Saint Silvain, à douze kilomètres de ma ville natale dans laquelle j’étais bien contente de poser mes bagages.
Pas un jour je n’ai regretté de glisser la clef dans la serrure de ma classe. Pas un jour je ne me suis lassée de regarder le paysage qui environne ce village muet en dehors des heures scolaires. J’ai passé cinq années inoubliables dans cette école, j’avais une classe de cycle 3, j’étais seule enseignante. Je me suis investie, j’y ai passé beaucoup de temps, d’énergie. Cette école, cette classe, ces enfants, c’était ma passion, ma vie. C’était comme une bulle, un espace à part, notre espace à nous. J’ai eu une relation très forte avec mes élèves, bien plus forte que ce que l’on demande à un fonctionnaire, bien plus humaine, bien plus vraie. Chaque année, nous partions en classe de découverte, j’ai passé cinq semaines exceptionnelles, des vacances, du pur bonheur. Des intervenants, aussi sympathiques que compétents sont venus très régulièrement nous faire partager leur passion, que ce soit le chant, la danse, l’escrime, la peinture, l’environnement ou le rugby.
Au fil des années, je me suis éloignée de la pédagogie classique, ma vision de l’enseignement, de l’éducation a évolué. J’ai mis en place des fonctionnements différents, j’ai beaucoup observé, expérimenté. Les tables, les meubles, l’emploi du temps, l’organisation, tout bougeait en fonction du groupe, de mes observations, de mes réflexions. Je me suis beaucoup intéressée à la psychologie de chaque enfant, j’ai essayé d’agir de manière à ce que chacun gagne confiance en lui, se sente reconnu, puisse s’exprimer, s’épanouir. J’ai initié les enfants à la communication non violente, à la vie en collectivité (pour de vrai, pas juste à rester assis les uns à côté des autres), à œuvrer ensemble pour que chacun puisse développer ses capacités et devenir autonome. Je n’ai pas appliqué une méthode, une pédagogie, j’ai cherché tout en pratiquant. En 2010, j’ai rencontré Bernard Collot et ses travaux*, très riches, qui méritent d’être lus par les professionnels de l’éducation, par les parents, par tous en fait. Leurs lectures ont accéléré mes réflexions sur l’école.
Bien sûr, tout n’a pas été parfait, bien sûr tout ne s’est pas passé comme je l’aurais souhaité, j’ai fait de mon mieux en fonction de mes propres dispositions du moment. Je me suis parfois emportée manquant de patience avec des enfants pour lesquels je ne savais plus quoi faire, je n’ai pas assez communiqué ou pas correctement avec des parents, des collègues, des personnes de l’équipe éducative ou des élus. Mon bureau, ma classe ont souvent connu le désordre, je n’ai pas renvoyé dans les délais et, parfois même pas du tout, tous les papiers nécessaires à l’inspection, j’ai survolé plutôt que lire de nombreux courriers du jeudi. Je n’ai pas été attentive dans les réunions de directeurs et n’ai jamais assisté aux vœux du maire, pas plus qu’aux défilés de l’armistice. Je n’ai pas accordé autant d’importance que le souhaiterait un inspecteur veillant à l’application des programmes 2008 à la tenue des cahiers, à l’apprentissage des règles d’orthographe du pluriel des noms, à la récitation des tables de multiplication. Cependant, je dois dire que je suis assez satisfaite de ce que deux ou trois années passées dans ma classe ont pu apporter à plusieurs enfants. Fin 2011, j’ai écrit un court témoignage (qui peut être lu et/ou commandé depuis mon blog) sur mes « cinq années de maitresse » dans lequel j’aborde plusieurs activités qui ont fait sens pour moi, illustrées de petites histoires vécues avec les enfants. 

En avril 2011, j’ai demandé une disponibilité. Je sentais que j’avais atteint les limites de ce que je pouvais mettre en place dans mon école, il m’était impossible de continuer à avancer sans plus d’hétérogénéité. D’autre part, je pense qu’il était temps pour moi de faire autre chose que d’aller à l’école, je n’avais pas manqué une seule rentrée scolaire ou universitaire depuis 1985 (et toutes dans un rayon de 90km d’Aubusson).

Cette année, a été très riche, pas grâce aux voyages comme je l’avais prévu, riche d’amitié, de rencontres, de libertés. J’ai évolué vers plus de compréhension, plus de connaissance et de conscience de moi-même. Je me suis intéressée à la spiritualité et à la physique quantique, et à ce qui en découle dans le domaine de la santé, du bien-être**. 
Aujourd’hui, c’est ma vision de l’enfant, de l’homme, de la vie qui a évolué. Aujourd’hui, j’ai besoin de continuer à découvrir, à apprendre, à rencontrer. L’éducation m’intéresse toujours, seulement j’ai pris beaucoup de recul sur le métier d’enseignant et je ne suis plus dans le même état d’esprit qu’avant.
Je ne peux plus envisager aller passer tant d’heures par semaine dans une salle de classe, seule adulte avec un groupe d’enfants du même âge.
Je ne peux plus envisager d’enseigner les programmes 2008, de faire passer les évaluations nationales, de faire deux heures en plus avec certains enfants, d’appliquer les réformes de ce gouvernement.
Je ne peux envisager de travailler sans un réel projet éducatif avec les collègues, les parents, les élus, les habitants et les enfants.
Je ne peux envisager de travailler avec un rythme qui ne respecte ni les besoins biologiques, ni le rythme des saisons.
Je ne peux envisager de travailler dans un espace non adapté, tant par la taille, que par le matériel, que par l’aménagement.
Je ne peux envisager de travailler pour une école qui oblige les enfants à être vaccinés.
En bref, je ne peux envisager d’enseigner dans les « conditions classiques » de l’Education nationale.
Ce qui ne m’empêche de penser que l’école publique pourrait permettre aux enfants, à tous les enfants, aussi différents soient-ils, de développer leurs aptitudes dans des domaines aussi divers que les arts, le sport, la littérature, les sciences, la communication… en respectant leur nature, leur caractère, en leur donnant toute la sécurité et l’affection qu’ils ont besoin de recevoir des adultes qui les entourent, les éduquent, qui leur montrent l’exemple dans chacun de leur actes, chacune de leurs paroles.

Je n’ai pas le courage de continuer dans le système avec l’espoir de le faire évoluer de l’intérieur. Ce serait trop nier mes propres besoins, mes propres aspirations. Je ne perds pas pour autant le sens des responsabilités et j’élabore un nouveau projet professionnel. J’aspire à travailler, de manière libérale, dans le domaine du bien-être, j’aspire à aider des personnes, enfants comme adultes, à vivre mieux, en meilleure santé. Les portes d’entrée du bien-être sont multiples : relaxation, yoga, sophrologie, méditation, naturopathie, Qi-gong, thérapies innovantes, soins énergétiques, massages… Ce sont ces trois dernières que je compte pousser. Pour cela, j’ai besoin d’être formée, d’acquérir des savoirs et des savoir-faire, d’obtenir un certificat pour pouvoir commencer mon activité.
A terme, j’espère construire, avec des personnes dont les aspirations sont cohérentes et complémentaires aux miennes, un lieu de vie, un lieu d’accueil où nous organiserons des séjours, des stages et des formations et où toute personne pourra venir découvrir, apprendre, approfondir ou simplement se ressourcer pour retrouver confiance en elle. Un lieu avec des personnes différentes, peu importe leur âge, leur handicap, leurs convictions… Un lieu avec des activités variées : musique, écriture, danse, agriculture biologique, peinture, pêche, lecture, théâtre, éco-construction, méditation, sport, cuisine, créations en poterie, tissu, cuir… Un lieu où l’on redécouvre que chacun est auteur et acteur de sa vie, où l’on apprend à être responsable de sa santé, de son bien-être et à en faire profiter ceux qui nous entourent.
Un projet idéal bien sûr, un rêve, une aventure. Il semblerait que je sois de ceux qui ne veulent pas laisser passer leurs rêves, qui osent prendre la vie comme une aventure.

            Lors de ma seconde année d’IUFM, j’ai rédigé un mémoire sur l’énergie et les économies d’énergie (bien matérielles celles-ci). En conclusion, deux idées m’apparaissaient importantes. La première est la nécessité de temps de philosophie dans la formation des enseignants, pour réfléchir à toutes les dimensions de l’enseignement et aux rôles de l’enseignant (à ceux qui ne sont pas évidents, pas conscients), pour prendre de la distance, pour réfléchir à la condition d’enfant. La seconde est la nécessité d’ouvrir au maximum les enfants, sur le temps scolaire, à différents domaines qui procurent du bonheur, de la joie, qui permettent de se découvrir, de se connaitre, de s’épanouir : les arts, le sport (pour se limiter à ce qu’il y a dans les programmes). A présent, je pense, qu’au cours de cette année sabbatique, j’ai appliqué ces deux idées à moi-même et que cela m’a mené sur un autre chemin que celui de l’Education nationale.
            Pour me lancer dans ce nouveau projet, j’ai besoin de mettre un terme à mon premier métier, qui, je le répète, m’a remplie de joie mais ne me correspond plus aujourd’hui.
C’est pourquoi, Monsieur le Directeur, je vous présente ma démission.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur,  mes salutations respectueuses.
  

 
PS : Vous pouvez lire sur mon blog le témoignage sur mes cinq années d’enseignante que j’ai rédigé fin 2011.http://jemislidee.blogspot.fr/2012/01/cinq-annees-de-maitresse.html

PS2 : Je suis disponible pour vous rencontrer.
 * Toutes les références sur Bernard Collot sont sur mon blog dans l’article intitulé « Tout sur Bernard Collot ».http://jemislidee.blogspot.fr/2011/07/tout-savoir-sur-bernard-collot.html
** Tout ceci est arrivé dans ma vie dans une quête de guérison, la médecine allopathique ne pouvant, semble-t-il, rien pour m’aider. Quelques pistes de lecture : le livre « Science et champ akashique » d’Ervin Laszlo, « Le réveil de la conscience » de Jacqueline Bousquet et Sylvie Simon, les travaux d’Emile Pinel.

samedi 5 mai 2012

Quelques étapes personnelles


Depuis que j'ai écrit sur l'école, je me sens mieux sur ce sujet alors j'ai envie d'écrire sur la santé, ça va peut-être m'aider !

Je me rends compte que  j'ai  de la peine à ne pas pouvoir échanger avec mon entourage sur ma vision de la santé sans avoir peur d'être jugée, sans craindre de passer pour une illuminée ! Ce qui me semble être le gage de mon sérieux, c'est que tout ce qui fait sens pour moi aujourd'hui je l'ai expérimenté au cours de ma guérison, et que je garde une attitude rationnelle (développée lors de mes études scientifiques), je cherche à comprendre, observer, expérimenter. 
Les étapes de ma guérison sont  personnelles et  je suis  la seule à  les connaître. J'ai  envie de  les partager, je ne sais pas encore ce qui est partageable et j'ai un peu peur d'écrire des évènements trop personnels pour  les  lecteurs. En aucun cas, je ne veux m'attirer de sentiments d'apitoiement. Je vais donc limiter cette partie "publique".
Je parle de guérison, je devais donc être malade. Je n'avais rien de grave, rien handicapant, rien de spectaculaire. Plutôt une somme de petits problèmes récurrents : allergie, reflux gastro-oesophagien, divers maux de gorge, de ventre, rhumatismaux...pour faire très bref.
J'ai été une enfant très souvent malade, très souvent médicamentée et très souvent vaccinée. Mes parents   avaient   complètement   foi   dans   la  médecine   allopathique   et   j'ai   consulté  de  nombreux médecins, pris moult médicaments. Mes soucis de santé était vus comme des coups de pas de bol associés à une nature trop frêle et une génétique paternelle peu rassurante. Il était donc normal de me soigner avec des molécules chimiques qui allaient aider mon faible organisme à combattre les méchants microbes. Je ne jette la pierre ni à mes parents, ni aux médecins, ils ont fait de leur mieux dans le système de pensées qui est le leur. Visiblement, dans un point de vue allopathique, soit mon corps était trop peu capable de se défendre, soit les médicaments administrés n'étaient pas les bons car les coups de pas de bol se sont bien souvent répétés. 
Un jour, j'avais une petite vingtaine d'années, j'ai décidé d’arrêter de prendre des médicaments. 
J'étais bien démunie, je n'avais en ma connaissance aucun autre moyen d'améliorer ma santé. Je m'étais comme propulsée dans un désert,  j'étais désemparée et  ne voyais rien qui allait  pouvoir m'aider. 
Jusqu'à   ce   que   cette   heureuse   décision  m’amène   à   découvrir   des  médecines   alternatives   par l'intermédiaire de lectures et de rencontres. 
La première fut  Céline,  une ostéopathe à Aubusson.  Elle me dit,  honnêtement  car elle aurait  pu profiter de mes soucis récurrents pour me faire payer 50 euros chaque mois, que lorsqu’on venait si régulièrement voir l'osthéo avec toujours les mêmes problèmes c'est qu'il fallait chercher ailleurs la source du problème et elle m'a conseillé le livre «Réveillez le tigre, guérir le traumatisme » de Peter Levine. Je l'ai lu, j'y ai trouvé une idée intéressante : les ennuis de santé pourraient (c'est le moi de l'époque qui met du conditionnel car dans le livre c'était du présent de l'indicatif) résulter de blocages d'énergie suite à des chocs émotionnels enregistrés dans notre corps, et pour guérir il fallait libérer ces bocages.  
Intéressant, car j'avais, sans doute comme tout le monde, deux ou trois pistes de blocages potentiels ou même assurés. Ce livre me mettait sur la piste d'une thérapie qui aidait rapidement à libérer des chocs :   l'EMDR.   J'ai   lu   dans   « Guérir   avec   l'EMDR »   de   Jacques  Roques   des   exemples   de personnes qui se dégageaient de phobies, même bien installées, en un temps très court. Là encore, intéressant, j’avais bien une phobie à traiter : la peur de mourir en accouchant, qui me mettait mal à l'aise rien qu'à l'évocation de nourrissons et me rendait quasi-incapable d'en prendre un dans mes bras, tellement j'avais l'impression d'être en présence d'un terroriste ! Quant à l'idée d'enfanter, il y a bien  longtemps que  je  l'avais remplacée par  celle de  l'adoption. Je décide alors de  trouver  une 
thérapeute EMDR vers chez moi et note le numéro de Christine à Limoges. Environ six mois plus tard, je prenais enfin mon courage à deux mains pour prendre un rendez-vous. Pendant ce temps, je crois, je rencontrais une naturopathe à Aubusson qui me donnait des pistes d'une alimentation plus saine,  et   je décidais en même  temps de me mettre à  la cuisine,  au  jardinage et de diminuer ma consommation de viande et de lait de vache. Je rencontrais l'inimitable Dr Ponsin, acupuncteur sur le plateau de Millevaches et me faisais rééquilibrer mes surrénales !


J'ai alors commencé un long et merveilleux travail avec Christine. Merveilleux car mes très proches amis Dépression et Angoisse laissaient petit à petit la place à Bonheur et Confiance. Nous avons pris mes problèmes les uns après les autres, qu'ils soient physiques ou relationnels. Elle a utilisé plusieurs techniques alliant le corps et l'esprit : EMDR, trame, PMT, DEI. Je la voyais parfois faire des trucs bizarres avec ses mains et préférais fermer les yeux pour ne pas trop choquer mon esprit limité et   laisser la guérison s'opérer.  Et elle s'est opérée.  Christine m'a beaucoup aidée,  j'ai bien décapé ma phobie de bébé-tueur, je me suis débarrassée de nombreuses douleurs et j'ai compris des schémas dans lesquels j'étais enfermée et qui nuisaient à mes relations et à mon bien-être.
J'ai ensuite rencontré Isabelle, psychologue Xin Li à Clermont. J'ai été bluffée par mon thème astral chinois, qui était devenu à ce moment-là envisageable et qui suscitait ma curiosité. Pendant un an, une fois par mois, j'allais  la voir, nous faisions un bilan prévu par cette approche chinoise et  je bénéficiais de sa justesse, de sa finesse pour m'aider à comprendre le pétrin dans lequel je m'étais embourbée et à tirer sur le fil de ma pelote de laine bien emmêlée. A la fin de cette année, je pouvais commencer à lâcher, enfin, tout ce que j'avais construit et qui ne pouvait me rendre heureuse, que j'avais construit  pour  me protéger,  pour  survivre,  pour  faire plaisir  à ceux qui  m'entouraient.  Je n’avais plus besoin de masques, de carapaces, je pouvais commencer à me libérer, à me retrouver, à rajeunir !
Petit à petit, d'autres lectures ("Les quatre accords toltèques" de Don Miguel Ruiz, "Le pouvoir du moment présent" d'Eckhart Tolle)  et d'autres rencontres (Vincent, Christel, Jacob-Vladimir, Hinri) m'ont ouvert des portes de mon champ de conscience et mon univers des possibles s'est bien agrandi. J'ai pu prendre en main,  de manière autonome ma guérison et passer après ce gros travail de défrichement pour redonner vie et joie à mon corps et à mon esprit. Évidemment, une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, j'ai rencontré MES amis. Aujourd'hui, j'explore tout ce qui m'aide à avoir une bonne santé et à me  sentir  heureuse,   je veux  comprendre  pourquoi  ça  marche,   je veux  apprendre davantage  en anatomie, en psychologie, en physique quantique. Je veux pouvoir faire bénéficier les autres de ce que j'ai appris grâce à ma propre guérison,  ce qui en ont envie bien sûr et dois encore faire des efforts pour accepter que tous les gens que j'aime ne sont pas prêts à envisager mon point de vue sur la santé et   le sens des maladies. Mon  livre de chevet,  ou plutôt  de sac à dos,  est  « Médecine énergétique, éveillez le guérisseur en vous » de Donna Eden. Je travaille essentiellement sur le rééquilibrage des énergies dans  les corps  invisibles qui  entourent  notre corps physique et  des chakras,   des   énergies   des  méridiens,   et   des   énergies   des   pensées.   Je   continue   chaque   jour   à expérimenter  sur  moi-même ces  techniques.  Je ne prends  rien pour  vrai,  pour  sûr, je mets à  la lumière de théories que je découvre ma propre expérience pour voir si je trouve des corrélations. Je ne  prends   rien d'emblée  pour   juste  ou  faux,   je   cherche   ce  que   ça  peut   apporter   à  ma  propre compréhension de mes expériences. 

J'ai adopté certains postulats, compte tenu des vraisemblances dans ma réalité :
– Nous ne sommes pas qu'un corps physique, je peux toucher d'autres corps non visibles et  
ressentir des blocages dessus, je peux comprendre ces bocages et m'en libérer, ainsi je me 
libère de douleurs et d'émotions négatives.  Les travaux de Stéphane Cardinaux, les écrits de 
Donna Eden et de Barbara Ann Brennan apportent une théorie à ces expériences.
– Notre corps physique a des méridiens, je peux les équilibrer en pressant certains points et 
ainsi  me  faire passer  des douleurs,  aider  mon corps à mieux  fonctionner.  L’acupuncture 
chinoise apporte la théorie.
– Nos pensées sont  des énergies et   influent  sur   le monde matériel.  Je peux améliorer  mon bien-être   en   étant   attentive   à  mes  pensées,   en  méditant,   en   positivant.  Les   travaux de Jacqueline Bousquet, Emile Pinel, Ervin Laszlo, Vadim Zeland confirment ceci.
– Nous   avons   un   sixième   sens   qui   nous   permet   de   rentrer   en   résonance   avec   le   champ d'information dans lequel nous baignons et il nous est possible d'avoir des réponses. C'est ce qu'on appelle communément notre intuition. Ce sujet n’est pas évident car si je fais bien le postulat qu'il existe,  il m’est difficile d'échapper à mon mental et d'identifier ce qui vient vraiment de mon intuition, c'est un long apprentissage j'imagine ! J'ai appris la technique du clair-ressenti   que   j'expérimente  mais   que   je   ne  maîtrise   pas   encore   suffisamment   pour prendre pour vrai ce que j'en apprends. Idem pour les travaux.
– Chaque maladie ou problème de santé nous révèle un conflit non résolu et nous permet de 
pouvoir le résoudre. La maladie n'est pas négative, c'est l'approche que l'on en a qui peut l'être. J'ai identifié le sens de certaines maladies de mon passé et utilise cet outil pour des 
soucis actuels et pour l'instant ça a fait sens à chaque fois. Les travaux de Christian Flèche, les articles de Néosanté entre autres apportent les bases à cette théorie.
– A travers la respiration consciente, je gagne en sérénité, en calme. 
– Chacun est maître, acteur de sa propre santé. Et je ne dis pas qu'il est facile d'en prendre les rênes, je sais que c'est possible c'est tout.
Les livres « Science et champ akashique, l'émergence d'une vision intégrale de la réalité » d'Ervin Laszlo et « Le réveil   de   la   conscience »   de   Syvie   Simon   et   Jacqueline  Bousquet   apportent   deux   approches scientifiques qui correspondent particulièrement à ma nouvelle vision de la santé, de l'humain, de la vie.

La partie publique s'arrête là...

Étiquetée !


Qu’il est facile, reposant et réconfortant de coller des étiquettes aux autres ! Avec ces étiquettes, on explique et comprend tout, plus de questions à se poser. Un peu comme une religion pour expliquer le sens de la vie.

Je réalise, en trouvant des corrélations dans les paroles de mes proches qu’il est bien aisé de me coller des étiquettes et que ça ne me fait pas plaisir, d’autant plus que j’ai en estime le colleur. Qu’on pense que je ne mange pas de beurre ou que je ne suis pas rationnelle, ce qui me déçoit, c’est que mes colleurs n’ont pas suffisamment mis d'attention pour me connaître davantage, me comprendre.
Je ne leur en veux pas pour autant et ne désespère pas que ça s'améliore. Bien sûr, on a tous nos vies, nos expériences bonnes et mauvaises, notre lot de douleurs et de mauvais moments, je crois que les miens, qui font ce que je suis aujourd’hui et qui font que j’ai bien changé, ne sont accessibles ni rapidement, ni facilement. Et qu’il faut vivre suffisamment de moments quotidiens pour commencer à s’intéresser et à comprendre ce que je renferme.
Ce qui me fait de la peine, c’est quand quelqu’un que j’aime s’arrête au bord du chemin, colle une pancarte et n’avance plus, aveuglé.
J’ai évidemment beaucoup à voir dans tout ça, car c’est moi qui ouvre la barrière, autorise les pancartes, détourne certains, n’ose pas allumer la lumière dans quelques recoins, maquille des abords. Naïve, il m’arrive de planter le piquet et de vous fournir colle et papier.

Je pourrais passer du temps à expliquer en quoi mon approche de la santé est scientifique, rationnelle et cartésienne mais il serait sans doute plus utile de connaitre mon parcours, mes difficultés, mes expériences pour la comprendre mon approche. Mais ça, ça en demande de la confiance, du respect, de l’attention, de l’amitié ou de l’amour.

Que faut-il pour être sur ce chemin et ne pas s’arrêter faire du collage ? avoir confiance ? respecter ? avoir suffisamment d’amour pour prendre plaisir à défricher ? s’attendre à trouver un trésor en route ? avoir le courage de s’intéresser à l’autre et ainsi remettre en cause ses propres étiquettes et découvrir son propre chemin ?

Je parle de moi car c’est ma compréhension de ma réalité qui me fait avancer mais j’en tire des leçons au sens général et compte les appliquer directement dans mes relations et mes comportements vis-à-vis des autres. Et, du coup, comme j’ai essayé de ne pas mettre d'étiquettes à mes élèves, je compte être attentive à ne pas en mettre à mes proches, et essayer de les comprendre, plus difficile mais tellement plus riche et plus vrai ! 

Alors plus de phrases en  « tu es comme ci, tu penses comme ça, tu aimes ceci et pas cela… », et j’espère avancer sur vos chemins avec humilité avec des pensées aussi démunies de préjugés que mes mains de pot de colle.

Tiens, pot de colle, j’allais finir par ça, intéressant. C’est qu’une fois la barrière poussée, si le paysage me plait j’ai tendance à vouloir rester l’admirer et continuer de l’explorer (je tombe facilement sous le charme d'un paysage un peu vallonné), et ce qui est pour moi attention, amour et amitié peut vous faire l’effet…d’un pot de colle ! D'autant plus que, comme je le fais remarquer dans le post précédent, du temps, j'en ai ! Et c'est peut-être bien là l'origine de cette réflexion, c'est que, ne "travaillant" pas, le temps et l'attention pour les autres j'en ai, j'en ai ! Conclusion : lâcher-prise sur mes attentes, accepter les différences.



vendredi 4 mai 2012

Tu fais quoi ?!


Et toi Emilie, tu fais quoi ?!

J'ai écrit hier ce texte, plutôt pour moi. J'ai quand même envie de passer ma timidité et ma crainte d'écrire des choses peu intéressantes pour le publier ici.

Ah oui, ce que je fais… heu pas évident de répondre c’est un peu comme me demander ce que je bois ou ce que je mange, je peux facilement vous répondre sur ce que je suis en train de manger ou boire au moment présent mais si je dois vous dire de manière générale ce dont je me nourris je vais soit vous répondre vaguement « des choses mangeables que j’aime bien en veillant à ce que soit équilibré et bon pour ma santé », soit vous répondre précisément la liste de tout ce que je mange et là ça risque d’être légèrement long et ennuyeux pour vous !
Alors ce que je fais ce sont des choses faisables que j’aime bien, en veillant à ce que ce soit équilibré et bon pour mon bien-être et si vous voulez des détails, alors voilà : aujourd’hui je me suis encore offert le luxe de me réveiller avec un magnifique spectacle (le lever du soleil sur un champ et une hêtraie avec le chant des oiseaux et le ronronnement de mon chat), j’ai couru, j’ai lu la revue Néosanté, j’ai mangé avec quatre amis, j’ai fait la vaisselle, j’ai appris à une amie quelques éléments d’autoguérison, là j’écris ce texte et bientôt je vais faire cuire des truites fario et des orties à la vapeur pour nos invités. Mais si la question est pour hier, alors je garderais d’intéressant que je suis allée à la pêche avec mon père, que j’ai joué de l’accordéon, que j’ai fait de la balançoire, que j’ai passé une bonne soirée entre amis. Pour ce week-end, j’ai participé à l’événement « de ferme en ferme » en Ardèche, j’étais serveuse dans une grange où avec des amis nous préparions un repas fait de produits de la ferme. Pour la semaine dernière, j’étais en randonnée dans le Vercors avec la plus belle compagnie que je pouvais espérer. Les mois précédents, j’étais bénévole en cuisine au Karnaval humanitaire de Villeurbanne, je rendais visite à des amis en Sarthe, j’allais voir ma grand-mère à l’hôpital, je fabriquais un porte-monnaie en cuir, je passais une journée dans une classe unique (vraiment unique !) dans le Beaujolais, je me cousais une jupe…

Pour résumer, il m’est impossible de vous dire ce que je fais sauf si vous êtes très patient et avez un peu de temps devant vous ! Au moins que par cette question, vous entendiez « que fais-tu pour gagner de l’argent ? » Là, en effet, ça sera plus rapide ! Puisqu’à part les dix euros de vente de mon témoignage d’instit, je n’ai rien gagné en 2012. Par contre, parmi tout ce que je fais au quotidien, je ne doute pas que j’apprends plein de choses qui me serviront à en gagner.

J’apprends, je découvre, je savoure, j’aime.

J’apprends à me déplacer dans Lyon à vélo, j’apprends à faire à manger pour beaucoup de personnes, j’apprends à me servir d’une scie circulaire, à jouer de l’accordéon, à pêcher la truite au toc, à changer une couche…
Je lis des romans d’Elizabeth Gilbert, la revue Néosanté, des livres d’Ervin Laszlo sur une nouvelle émergence de la réalité, des livres ésotériques.
J’écoute de la musique, celle que j’aime depuis des années, celle que je découvre sur les disques durs de mes amis, celle que j’entends chez les autres.
Je regarde des films, mais vraiment pas assez souvent !
Je rencontre des gens, je rencontre les amis de mes amis, je me fais des amis.
Je savoure les sourires de Loha, les levers de soleil, les paysages magnifiques de l’Ardèche, de la Drôme… et j’arrive encore à admirer les courbes peu ambitieuses et monotones de la Creuse.
Je savoure les brossages de dents collectifs dans les différents lieux où je passe.
Je savoure de me réveiller et d’embrasser ces gens magnifiques que je rencontre depuis deux ans.
Je rigole aux blagues, jeux de mots et vannes de mes amis, et aux miennes aussi des fois.
Je prends un ami dans mes bras quand il apprend que sa chérie vient de décéder et je ne sais pas lui dire combien je l’aime et que je suis de tout cœur avec lui.
Je discute spiritualité, sciences, pensée, esprit, mental, ego, temps, réalité, vie en collectivité, bonheur, quantique, santé, éducation, psychologie, bioénergie. Même si je ne parviens encore à bien expliquer ce que je comprends.
Je fais du stop, je prends le train, la voiture ou mon vélo pour aller dans mes endroits préférés : la yourte dans les bois en Creuse, la coloc du Sauze en Ardèche , la coloc de Mermoz à Lyon, la cabane-pentagone vers Saint Gaudens, la coloc de Pisseloche à Felletin…tous ces collectifs peuplés des gens qui m’ont permis de retrouver mon chemin.
Je fais la cuisine, la vaisselle, je passe le balai.
Je vais à des cours de yoga, des concerts, des bals, mais pas assez souvent !
Je fais des stages de clair-ressenti, de bioénergie, de soin énergétique, de réflexologie.
Je fais des soins à mes proches qui le souhaitent.
Je prends soin de moi, je me souhaite plein de bonnes choses, je me pardonne mes erreurs.
J’essaie de me remettre au sport.
J’écris, mes meilleurs moments d’instit, mes états d’esprit, ma lettre de démission, des lettres que j’envoie, ou pas.
Je savoure d’être entourée d’amis, je savoure leur compagnie, leurs sourires, leurs réflexions, leurs câlins, leur intelligence, leur humour, leurs idées.
Je discute avec mes proches de leur vie, de la mienne.
J’arrête là cette liste non exhaustive.

Je savoure ces moments d’incertitudes, d’instabilité, cette période qui peut sembler entre deux eaux, après que je me sois dégagée de ce qui ne pouvait me rendre heureuse, avant que je construise tout ce qui fera mon bonheur. En fait, je suis en chemin et ce chemin compte, même si je suis parfois impatiente d’être bien installée dans une relation amoureuse sereine et passionnée, dans un petit chez nous, dans un lieu collectif plein d’amitié, de richesses, de beauté, comme me l’a fait réaliser Guillaume ce chemin est précieux et je suis bien en vie là déjà, bien heureuse, bien en phase avec moi-même. Et si j’écris tout ça c’est bien parce que dans la société, dans les pensées de nombreuses personnes on est défini, et malheureusement jugé, sur ce qu’on fait, de visible, de lucratif et que je peux sentir par moment des regards qui me disent : tu fous rien, en fait, tu te la coules douce, tu paresses. Et visiblement, j’ai besoin de me prouver à moi-même que ce n’est pas le cas. En vérité, je n’ai jamais été aussi active, ma vie n’a jamais été aussi riche émotionnellement, intellectuellement, culturellement. Oui je ne gagne pas d’argent, oui je n’ai plus de métier et je ne sais pas encore lequel ou lesquels plus vraisemblablement j’aurai. Mais non je ne paresse pas, je me donne du temps. J’ai travaillé cinq ans et j’ai gagné plus de 90 000 euros. A l’avenir je ferai le choix de gagner moins d’argent et d’avoir plus de temps pour ce qui compte vraiment pour moi, et n’a pas de prix.

Bref, je passe des moments exquis avec des personnes adorables à faire des choses passionnantes qui me remplissent de bonheur et de paix, et parfois il m’arrive même de passer des instants délicieux avec des gens exceptionnels à faire des actions épanouissantes qui m’apportent joie et amour.

En fait, ce n’est pas vraiment ce que je fais qui importe mais avec qui et dans quel état d’esprit. Et là, je sais bien ce que je ne fais plus : râler, imaginer le pire, me lamenter, critiquer, m’obstiner dans l’erreur, suspecter, craindre, bouillonner de colère à l’intérieur, m’ennuyer. A présent, j’ai confiance, je positive, j’espère, je respecte, j’observe, j’accepte, enfin du mieux que je peux.

J’ai plein d’envies pour la suite, en voici quelques unes. Je souhaite faire des stages de massages en rapport avec la médecine chinoise, avoir plus de connaissances en anatomie et en psychologie. Je souhaite comprendre davantage ce nouveau paradigme scientifique que j’expérimente et pouvoir l’expliquer. Je souhaite progresser à l’accordéon, danser davantage et apprendre de nouvelles danses, apporter douceur, amour, réconfort à ceux que j’aime, apprendre à utiliser divers outils, cuisiner des petits plats, lire des livres émouvants, voir des films étonnants, écouter des musiques surprenantes (ou dans un autre ordre), me découvrir des talents cachés, voir grandir notre mini-cabanière, approfondir mes amitiés et avoir de bonnes relations avec ma famille, continuer de m’émerveiller devant la beauté de la nature, de la montagne. Je souhaite réussir cette histoire d'amour qui débute.

Et puis ce dont je rêve : participer à la construction d’un lieu collectif avec tous mes amis, où nous aurions chacun notre petit bout d’intimité, et où nous mènerions à bien nos petits et grands projets d’accueil de différents publics pour de multiples activités, de fabrication de belles choses en tous genres et tous matériaux, de culture de divers végétaux cuisinés pour une foule d’hôtes… tout ça avec amitié, beauté, simplicité, humour, amour.

Je crois que le "j" et le "e" de mon clavier ont été usés par ce post !