dimanche 12 mars 2017

Stage création écoles du 3ème type

J'animerai un premier stage sur la création d'écoles du 3ème type les 11, 12 et 13 juillet 2017 à Crest. Je donnerai très prochainement les renseignements. Tarif : 200 euros les 3 jours.

vendredi 24 février 2017

Achetez-vous une maison pour notre école !

L'immobilier dans la région crestoise est très prisé.
Vous avez envie de nous soutenir et la possibilité d'investir ?
Nous pouvons payer 12000 euros par an de loyer et charges.
Vous vous assurez l'achat d'un bien dans une région où la location et la vente sont aisées et notre école peut s'installer pour prendre son essor !

Il y a celle-ci à 249 000 euros à Crest

ou avec plus d'investissement, ce corps de ferme à rénover pour 399 000 euros à Chabrillan.

Vous êtes intéressés ? Ecrivez-nous via le formulaire de contact sur la droite.

mardi 21 février 2017

Une mission en service civique à Coop'cinelle

Nous cherchons notre troisième adulte "permanent" pour compléter l'équipe.
 
Vous avez entre 18 et 25 ans, n'avez encore jamais fait de service civique et aimez accompagner les enfants de 3 à 11 ans ?
Ce sont les seules conditions pour être candidat !

La mission commence le 6 mars 2017 à Crest, la durée sera fixée avec le jeune retenu, suivez ce lien !

dimanche 15 janvier 2017

Conférences et stages

Le 20 décembre j'ai eu le plaisir de partager mon expérience de création d'école du 3ème type à Felletin à invitation de parents motivés pour en créer une.

Cela m'a bien plu ;)

Je réponds à des demandes d'intervention auprès de parents et/ou professionnels, envoyer moi un message à emilie.coopcinelle sur gmail.com

Je prépare un stage de 3 jours sur la création d'école du 3ème type pour début juillet, je mettrai les infos ici.

mercredi 27 juillet 2016

Accompagner les colères des enfants


Quand notre enfant entre dans une colère, nous pouvons :

- nous concentrer sur notre amour pour lui,
- nous rappeler que ce qui vient de lancer la colère est un prétexte pour qu’elle puisse sortir et que cela va lui faire du bien,
- le mettre dans un espace où il ne peut ni se faire mal, ni faire mal à un autre, ni abimer du matériel,
- rester dans la même pièce que lui pour qu’il puisse au minimum nous voir,
- rester très proche de lui s’il risque de se faire mal, s’il est très jeune, si nous en ressentons le besoin,
- l’entourer de nos bras si cela nous semble adapté en lui laissant la possibilité de bouger,
- lui dire quelques mots pour lui exprimer qu’il peut se décharger de sa colère, que nous sommes là, que nous l’aimons,
- s’il nous tape, lui tendre nos mains pour qu’il frappe dedans, si ceci est insupportable : prendre un coussin dans nos mains,
- bien respirer, rester dans l’accueil tant que nous pouvons,
- trouver un relais si nous ne tenons plus, en l’absence de relais lui exprimer que nous ne pouvons plus accueillir son émotion et que nous choisissons de le distraire, ou de nous éloigner un peu tout en restant en contact visuel,
- trouver une écoute empathique pour nous permettre de lâcher nos propres émotions, ce qui augmentera notre capacité d’accueil et travailler sur nos blessures.

Il y a des choses que nous pouvons être tentés de faire qui ne respectent pas l’écoute de son émotion. Si nous les faisons, soyons conscients que cela implique que l’émotion n’est plus accueillie.
- le distraire en parlant, en jouant, en chantant, en le chatouillant, en lui proposant à manger…
- lui poser des questions,
- lui demander de faire un choix,
- lui donner un doudou.

Dans tous les cas, évitons les paroles blessantes, humiliantes, les jugements, le chantage, la comparaison, la menace.



dimanche 29 mai 2016

A l'écoute des enfants de Patty Wipfler

Cet excellent ouvrage est à télécharger gratuitement ici.

Clair, précis et très pratique !

Il éclaire parents et professionnels sur la nécessité d'accueillir les émotions des enfants et sur la manière de la faire.

lundi 23 mai 2016

Conférence de Brigitte Guimbal sur les émotions des enfants



J'ai eu la joie d'assister ce dimanche à Saillans à la conférence de Brigitte Guimbal du magazine PEPS. Voici ce que j'en ai retenu. Ceci écrit avec mon filtre et ne reprenant pas ses mots directement.

L’enfant a besoin d’évacuer ses émotions (chagrin, colère, frustration, peur).
Pour cela, il a besoin d’être écouté par un adulte, avec empathie, sans intervention, sans jugement, sans intellectualisation, juste permettre que ça sorte en se sentant en sécurité, avec un contact au moins visuel, et jusqu’au bout des pleurs, des cris.

Pour écouter des pleurs, prendre l’enfant dans ses bras ou rester à côté prêt à le faire.
Pour écouter la colère, laissez taper l’enfant dans vos mains ou dans un coussin que vous tenez, laissez-le exprimer des cris, des paroles « agressives ».
Pour écouter la frustration d’un enfant, écoutez-le, reconnaissez sa frustration, ne cédez pas pour qu’il puisse aller au bout de l’émotion.

Pour permettre à un enfant d'accéder à la décharge, le jeu est une bonne porte d'entrée (voir le livre "Développer le lien parent-enfant par le jeu" d'A. Solter).

Un enfant qui bloque ses émotions dépense de l’énergie pour les retenir et construit des mécanismes de contrôle et des stratégies de survie.

Quand un événement vient réveiller une blessure dont l’émotion n’a pas été évacuée, le mécanisme de contrôle peut lâcher et les émotions se déverser, et alors paraitre démesurées face à la situation présente.

Quand le trop-plein d’émotions refoulées est important l’enfant est perturbé dans son développement. S’il peut lâcher ses émotions en étant écouté, il retrouve ses capacités.

L’enfant qui n’est pas écouté avec empathie dans ses émotions perd sa capacité d’empathie.

Un enfant laissé seul quand il exprime une émotion se sent abandonné, perd confiance en ses ressentis et en l’adulte.

Dès la naissance, le bébé a besoin de pleurer sans être empêché de le faire et sans être abandonné à ses pleurs.

Un enfant qui décharge ses émotions au fur et à mesure est joyeux et peut mettre en attente des émotions jusqu’à ce qu’une personne soit disponible pour l’écouter.

L’enfant ne pleure pas car il est fatigué, il pleure car, fatigué, il n’a plus assez d’énergie pour retenir ses émotions refoulées.

Un enfant qui a pris l’habitude de refouler va décharger longuement et fréquemment quand il va commencer à être écouter, pour rattraper le retard. L’aide d’un professionnel peut être nécessaire si les mécanismes et les stratégies sont bien inscrites.

L’enfant ne fait pas de caprices ou n’agit pas sciemment pour embêter l’adulte, il réagit en fonctions de ses blessures, mécanismes de contrôle et stratégies. Il montre un besoin de décharger ses émotions.

Un adulte a besoin d’évacuer ses émotions refoulées pour pouvoir écouter sereinement celle des enfants.




lundi 25 janvier 2016

Une préparation du 3ème type pour accompagner les enfants et adolescents dans des lieux éducatifs

Un jour viendra où je proposerai cela :

Le recrutement se fait sur lettre de motivation et entretien, il est ouvert à toute personne majeure.
Les responsables sont des personnes expérimentées des lieux éducatifs du 3ème type, dont un coordinateur sur place.
La préparation se fait sur trois ans. Le tarif pour les étudiants est le plus bas possible.

Première année :
Les responsables de la préparation préparent un local avec une bibliothèque bien fournie, des espaces de travail et des espaces conviviaux. Plusieurs abonnements à des magazines éducatifs ou sociétaux sont souscris.
Le local se trouve sur un lieu éducatif du 3ème type ou à proximité.
Les étudiants ont pour objectif collectif de préparer un projet qui se réalisera en juin.
Chaque étudiant est auteur de sa préparation et mène ses recherches, liées à sa préparation personnelle et au projet collectif, aidés par les autres étudiants et les responsables.
Chaque jour, un temps de réunion permet de mettre en place des activités et des projets, d’organiser l’espace et le temps, d’échanger sur les travaux de chacun. Le coordinateur est présent lors de ces temps de réunion.
Les responsables de la préparation sont disponibles pour accompagner les étudiants sur place ou à distance.

Deuxième année :
La première semaine se passe en vie collective en plein air, elle est préparée en première année. Les deux derniers jours sont festifs et partagés avec des invités.
Chacun part en exploration pour l’année, en France et/ou à l’étranger afin de nourrir sa réflexion et son expérience autour de l’enfance, avec un appareil photo et des carnets. Les personnes qui ne peuvent voyager pour des raisons personnelles trouvent un projet lié à l’enfance dans lequel s’immerger pendant l’année.
Un site internet permet de suivre les aventures de chacun et d‘échanger.
La dernière semaine se termine, comme la première, en vie collective en plein air avec un moment festif ouvert.

Troisième année :
Chacun écrit un mémoire.
Comme en première année, une réunion quotidienne, avec la présence du coordinateur, orchestre la vie du groupe et l’avancée des travaux. Les responsables sont disponibles auprès des étudiants pour accompagner leur écriture.
L’ensemble des mémoires constitue un livre auto-édité.
La préparation se termine par une fête, ouverte au public, organisée par les étudiants. Ceux-ci font une présentation, dont la forme est libre, de leur préparation, de ce qu’ils ont vécu et de ce qu’ils souhaitent mettre en place par la suite.

A l’intérieur de ce cadre sur trois ans, la forme est libre, chaque groupe est auteur de sa préparation et est à l’initiative de ce dont il a besoin : intervenants, stages…

vendredi 22 janvier 2016

Cadre

Comme dans tous lieux où l’on vit à plusieurs, il existe un cadre dans notre école associative du 3ème type. Le respect de ce cadre permet que l’on puisse vivre ensemble et permet aux adultes de créer un espace propice aux apprentissages.
Ecouter les consignes, ranger le matériel collectif et les affaires personnelles, respecter l’activité de chacun, parler et agir avec respect…
Dans un système classique, le cadre auquel sont habitués les enfants les amène à la docilité, ils doivent obéir sans pouvoir participer à l’organisation du lieu dans lequel ils vivent. Ils ont très peu de droits. Ils ne peuvent que peu exprimer qui ils sont. Le cadre est d’ailleurs alors simplissime : rester assis, se taire et obéir, sinon c’est la sanction et à force de sanction c’est le confinement dans une « case » réservée aux enfants d’un même « trouble ».
Dans notre fonctionnement, les enfants ont plus de droits : ils peuvent parler et circuler librement dans la limite du respect des activités de chacun, ils peuvent réfléchir à l’organisation et prendre des décisions, ils peuvent choisir leurs activités. Tout ceci dans un cadre non négociable, la forme est libre, pas le cadre. Avec tous ces droits, ils peuvent exprimer qui ils sont. Ils peuvent tout aussi bien adopter des comportements constructifs que montrer des attitudes liées à l’énervement, la colère, la violence. Ceci montre leur souffrance, leurs blessures. Une observation « en surface » fait dire « ils manquent de cadre ». Et s’ils manquaient plutôt d’écoute et d’empathie pour pouvoir exprimer leurs émotions réprimées ?
Beaucoup d’enfants qui ont connu l’école traditionnelle, dite avec un « cadre », ont des colères et des chagrins enfouis qui peuvent surgir dans notre école. Pour apporter une réponse adéquate, nous avons besoin d’adultes qui sachent accompagner les enfants avec une ferme douceur et sachent observer pour adapter son accompagnement à chacun. Certes, quand les tensions internes sont trop grandes et que la violence est forte, notre petite structure ne peut seule accompagner avec justesse les enfants.
Pour revenir au cadre, dans un système systémique comme le nôtre, le cadre est complexe, ce qui n’est pas équivalent de compliqué. Bouger, choisir ses activités, utiliser du matériel demandent une organisation qui nait à la fois du cadre initial posé par les adultes et des échanges en réunion quotidienne.
Par exemple, la simple phrase de départ « je range le matériel » fait naitre des discussions plus précises, en réunion, comme par exemple : Que se passe-t-il si, quand j’ai terminé une activité, d’autres enfants continuent d’utiliser ce matériel ? Est-ce le dernier qui reste qui range tout ? ou est-ce que toux ceux qui ont participé doivent revenir ranger quand le dernier a terminé ? Et que se passe-t-il si ceux-ci sont en pleine activité ? Le cadre initial se décline au fur et à mesure des besoins en règles plus précises, qui ne dureront que le temps où elles auront un sens.
En ce qui concerne l’agitation qui peut être observée les premières semaines suivant l’ouverture, il semblerait qu’un trop plein d’énergie retenu dans un système plus classique, se déverse comme le flux torrentiel d’une rivière dont on lève le barrage. Une fois ce trop plein écoulé, le débit peut devenir fluvial et en accord avec l’énergie de chacun.
Le cadre apporté par les adultes peut être comparé à une poche placentaire qui enveloppe en douceur l’enfant et grandit avec lui.
Le cadre classique étroit et rigide fait des naitre du stress qui induit des troubles du comportement et des troubles des apprentissages. Comme le montre une étude, en l’absence de stress, tous les troubles et déficits, sur-diagnostiqués aujourd’hui, n’existent plus. Les étiquettes ainsi collées ont un effet Pygmalion désastreux.
Dans notre structure, nous gardons en tête l’envie de ne pas nuire aux enfants et cherchons à adapter nos réponses au plus juste. C’est un jeu d‘équilibriste, tellement les enfants que nous accueillons ont connu des cadres différents précédemment, complexe et passionnant.

mardi 15 décembre 2015

Apprendre à lire

Cet article est une invitation à se poser des questions, il est fort synthétique. Si votre curiosité est touchée, vous pouvez lire des développements de Bernard Collot ou J-Perre Lepri par exemple.

Un sujet trop souvent réduit aux deux méthodes syllabique et globale. Certains ont pensé à adopter un mixte des deux : la méthode mixte. Une autre possibilité, qui est celle que je choisis, est aucune des deux, pas de méthode mais une organisation favorable et un accompagnement adéquat.

Pourquoi ?

Apprendre à lire est un acte visuel et non auditif.
Lire ce n’est pas déchiffrer, c’est comprendre le sens.
Notre langue n’est pas phonétique.
Les deux méthodes citées ne sont pas des méthodes d’apprentissage mais d’enseignement.
Apprendre à lire se fait de manière naturelle, ou autonome, à partir du moment où l’enfant évolue dans des lieux où d’autres lisent et écrivent pour de vrai.
Découper l’apprentissage des sons du plus simple au plus compliqué en moult étapes et lire des mots ou textes sans contexte sort l’activité de lecture de sa réalité et en crée une autre fastidieuse.
Lire est indissociable d'écrire.

Je choisis de permettre aux enfants d’évoluer dans un espace où l’écriture et la lecture sont présents, de vivre en multi-âge, de ne rien édulcorer parce que certains ne savent pas lire, de leur lire des histoires, d’afficher différents vrais écrits au mur, de créer des situations où l’on a besoin de lire et écrire, de leur laisser l’accès libre à la bibliothèque y compris les BD, d’utiliser pour tous les mêmes outils écrits liés à l’organisation de la réunion, des métiers, des tableaux de bord….
Je choisis d'accompagner leur apprentissage : je favorise un climat de confiance entre eux et moi et entre eux pour que celui qui souhaite apprendre puisse poser des questions, je réponds aux questions des enfants sans leur faire déchiffrer ce qu’ils me demandent de lire, j'écris ce qu’il me demandent d’écrire, je ne leur impose pas des temps d’apprentissage de la lecture, je ne les oblige pas à lire à haute-voix.

Avec ceci, il est encore possible que des enfants n’entrent pas dans la lecture. Je vois quatre raisons : - l’enfant n’est pas en confiance avec moi et n’ose pas me poser des questions,
- l’enfant sent les attentes ou la pression de ses parents pour qu’il sache lire « dans les temps »,
- l’enfant n’est pas dans le plaisir d’apprendre à lire car une méthode a été utilisée pour lui enseigner la lecture au préalable et il n’a pas déconstruit cette croyance que lire est compliqué et fastidieux ou perd une grande énergie à déchiffrer phonétiquement toutes les lettres deux par deux,
- l’enfant a peur d’apprendre au sens décrit par Serge Boimare dans « L’enfant et la peur d’apprendre » car il a des charges émotionnelles à libérer.

Dans les trois premiers cas patience et confiance de la part de tous les adultes qui éduquent l’enfant apportent la solution. Pour le quatrième, en plus de ces deux qualités un accompagnement psycho-pédagogique pourra aider, là aussi comme décrit par Serge Boimare.


mercredi 4 novembre 2015

Conditions pour une société sans école

Je suis touchée par les expériences d'enfance sans école à travers le livre d’André Stern et le documentaire "Être et devenir". Je suis motivée par l'utopie (au bon sens du terme) d'une société sans école d'Ivan Illich.
Pourtant je mets beaucoup de mon temps et de mon énergie au service d'une école associative du 3ème type, un espace pour permettre les apprentissages informels (à terme).
Je pense que la société d'aujourd'hui n'est pas prête pour se passer d'école et que la création d'espaces éducatifs du 3ème type est une excellente réponse pour une transition.
Suite à ce billet de Bernard Collot, j'ai souhaité synthétiser ce qui selon moi seraient les conditions à réunir pour une société sans école qui permettrait à chaque enfant d'être auteur de sa vie.

Sur le plan humain

Chaque parent a confiance dans le développement naturel et le potentiel singulier de son enfant.
Chaque parent comprend, écoute les besoins de son enfant et y répond dès sa naissance et toute son enfance : amour, chaleur, sommeil, jeu, hygiène, motricité, alimentation, communication...(voir les livres de I.Filliozat et A.Solter).
Chaque parent accompagne son enfant dans son besoin de décharge émotionnelle et le libère de tout automatisme de contrôle (voir les livres d'A.Solter).
Chaque parent accompagne son enfant dans le développement de ses langages corporel,  écrit, oral, mathématique, scientifique, artistique en lui permettant d'évoluer dans un environnement (vivant pas "pour de faux") physique et humain propice, riche et hétérogène (voir les livres de Bernard Collot).
Chacun est conscient que le bonheur c'est l'harmonie entre les pensées, les paroles et les actions comme nous l'a enseigné Gandhi.
Chacun prend soin au quotidien de son équilibre physique, émotionnel, mental et spirituel et travaille sur lui, aidé par des thérapies intégratives, pour être à l'écoute de son maitre intérieur, pour se libérer des distorsions de son ego et pour libérer son enfant intérieur de toutes ses blessures et défenses mises en place (voir les enseignements de JV Balga).
Chacun est conscient du cercle vertueux "je prends soin de moi, je prends soin des autres, je prends soin de tout ce qui m'entoure".
Chacun partage ses passions.

Sur le plan économique

L'instauration du revenu de base pour tous est une condition suffisante.
En son absence, il est nécessaire d'assurer un revenu minimum au foyer jusqu'aux 3 ans de l'enfant et que chacun soit auteur de son activité professionnelle ou salarié d'une entreprise libérée jusqu'à environ les 16 ans de l'enfant (voir le livre "Liberté et compagnies" de Getz).

lundi 31 août 2015

samedi 22 août 2015

Bibliographie grossesse, accouchement, besoins de bébé et de l'enfant

Voici la bibliographie que je viens de rédiger pour une maie enceinte, en rouge ceux qui m'ont le plus aidée.
- Le guide de la naissance naturelle et Le guide de l'allaitement naturel d'Ina May Gaskin
- Une naissance heureuse d'Isabelle Brabant
- Une naissance sans violence, L'art du souffle et Shantalla de F. Leboyer
- Accouchement, naissance un chemin initiatique et L'attente sacrée de Martine Texier
- Mon bébé comprend tout  et Pleurs et colères des enfants et des bébés d'Aletha Solter, son site ici
- Au cœur des émotions de l'enfant d'Isabelle Filliozat
- Sans couche c'est la liberté d'Ingrid Bauer (avertissement : il est noté que le "bébé se rendort en tétant", je ne partage pas ce point de vue et renvoie aux livres d'Aletha Solter à ce sujet)
- Le concept du continuum de jean Liedloff (pas facile à lire mais intéressant)

Et pour plus tard, mais c'est toujours bien de les lire en avance !
- Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent de Faber et Mazlich
- J'ai tout essayé d'Isabelle Filliozat
- Bien comprendre les besoins de votre enfant d'Aletha Solter
Et Pour une enfance heureuse de Catherine Guéguen que je n'ai pas encore lu.

mercredi 12 août 2015

Parentalité et besoins de bébé

Depuis décembre 2014, me voici maman. Comme je m’en doutais, l’arrivée de ce petit bonhomme me fait investiguer un nouveau vaste champ d’étude : être parent. Ma recherche consiste à comprendre les bébés et répondre à leurs besoins afin qu’ils se développent en restant en lien avec leur être, leur source, leur élan vital. La question est immense, les apports multiples, je me contente ici de donner les noms et de décrire succinctement les enseignements et approches qui m’éclairent sur ce chemin.

Projections
Les enseignements de JV Balga m’apportent dans la conscience de ce que je peux projeter sur lui et induire dans ses attitudes et comportements qui le couperaient de lui-même. Le bébé a besoin par-dessus tout de l’amour de ses parents et il est prêt à renoncer à son comportement naturel pour adopter leurs déformations, il met alors en place des systèmes de survie qui le mutilent. Heureusement, nous pouvons gagner en conscience, nous débarrasser de nos déformations et soulager nos enfants de tout ce qu’on ne leur transmettra pas de « mutilé, déformé, à côté de nos pompes ».

Pleurs
Les livres d’Aletha Solter sont une mine d’or. Grâce à elle, je viens de comprendre que mon bébé n’a pas de difficulté à s’endormir mais qu’il a des difficultés à exprimer ses émotions, c’est à dire à pleurer pour se décharger puisque nous ne lui en laissons pas l’espace. Savoir que des parents laissent leurs enfants dans la détresse, en pleurs, seul dans leur chambre m’attriste fortement. J’estime que cette situation est grave, très grave (allez regarder cette vidéo de Catherine Guéguen). J’ai d’abord pris le contrepied total de cette réaction et j’ai fait tout mon possible pour ne pas laisser mon bébé pleurer. Bilan : il a mis en place deux « automatismes de contrôle » : téter et se promener, puisque que c’est ce que je lui proposais quand il commençait à pleurer. Ainsi, il ne pleure plus mais devient dépendant de ces deux situations, il apprend surtout à réprimer ses émotions. Gros dégâts pour la suite là aussi. Heureusement je suis « tombée » sur le livre « Pleurs et colères des enfants et des bébés ». J’ai compris qu’il existe une troisième manière de répondre (ou un troisième type de réponse !) aux pleurs d’un bébé dont tous les besoins immédiats sont assouvis : accueillir ses pleurs et l’accompagner avec une écoute active. Pour ce faire, je le prends sur mes genoux, je me concentre sur l’amour que je ressens pour lui, je lui parle doucement pour le rassurer de ma présence, de ma protection, je lui dis qu’il peut pleurer, que je l’écoute, je lui caresse le visage, la tête ou la main, je capte son regard et lui demande de me regarder. Ainsi il peut se décharger du « passé » et s’en libérer définitivement. Bien sûr accompagner ses pleurs renvoie à nos propres émotions refoulées de la prime enfance, et là, je suis bien contente du travail de guérison fait avant son arrivée, même si bien sûr ce n’est jamais terminé.

Motricité
Les travaux d’Emmi Pikler, pédiatre  à Loczy en Hongrie font connaitre la motricité libre. Elle estime que « l'enfant qui suit son rythme propre et fait ses propres expériences, est capable de mieux apprendre à s'asseoir, se mettre debout, marcher, jouer, parler, réfléchir, etc. que celui que l'on incite à atteindre les différents stades de développement que les adultes estiment correspondre à son âge. » Cela signifie que l’on n’installe pas un enfant dans une position qu’il ne sait pas encore prendre et quitter seul, par exemple on ne pose pas un bébé en position assise avant qu’il n’ait lui-même acquis cette position car il se retrouverait dans une position qui ne correspond pas encore à sa musculature, il devrait chuter pour quitter la position, il ne serait pas en train de développer la musculature appropriée à son stade de développement et il ne se sentirait pas « capable ». Cela induit également de ne pas lui faire faire des mouvements, de ne pas hâter son développement, de ne pas utiliser de trotteur. Il s’agit pour les parents « de respecter son rythme individuel et de lui assurer, dès le début, la possibilité de prendre des initiatives, de se mouvoir librement et de jouer à sa guise. » C’est la motricité du 3ème type ! L’adulte aimant et bienveillant permet le développement moteur naturel de l’enfant, il ne casse pas son élan et lui aménage un espace qui permet la liberté et la découverte. Il accompagne l’enfant par sa présence, il l’observe et verbalise les actions de l’enfant. 

Couches
Après l’écoute des émotions et la motricité du 3ème type, les couches du 3ème type ! L’hygiène naturelle infantile ou HNI part du postulat que le bébé est conscient de son élimination dès sa naissance. Si l’adulte est attentif et écoute ses manifestations (gazouillis, expressions du visage, mouvements…), il reconnait le moment où le bébé a besoin d’éliminer. Il le déshabille, le tient confortablement au-dessus d’un pot, d’un lavabo ou d’une bassine et lui permet de faire pipi ou caca. Au moment où le bébé fait, l’adulte associe un son, par exemple « psittt ». Les grands joueurs parviennent à se passer de couches (voir le livre « Sans couche c’est la liberté » d’Ingrid Bauer). Nous expérimentons l’HNI avec notre bébé depuis sa naissance et ça marche ! D’ailleurs si ça ne marchait pas, comment ça se passerait dans les pays où l’on n’utilise pas de couche ? Petits joueurs, nous utilisons aussi des couches lavables. Une quantité importante de ses besoins sont faits dans la bassine en journée. Ainsi, il ne reste pas ou très peu de temps dans une couche souillée. Il n’a pas continuellement une couche, il peut découvrir son corps et être plus libre de ses mouvements. En effet les couches lavables gênent la motricité libre à certains moments clés du développement (le retournement par exemple). En anglais, l’HNI s’appelle « communication elimination », il s’agit bien de cela : communiquer avec son enfant sur son élimination. Qu’il est agréable de se comprendre ! Je fais l’hypothèse que cette écoute des besoins favorise le développement émotionnel et relationnel de l’enfant, que cela l’aide à construire une image positive de lui et un rapport de confiance.

Alimentation
L’approche de la diversification alimentaire menée par l’enfant ou DME me semble aussi répondre aux besoins de l’enfant : il apprend à saisir les aliments (fruits bien mûrs et légumes cuits à la vapeur en forme de frites pour commencer), à les mâcher même avec ses rares petites dents, à régurgiter les morceaux trop gros. Il découvre « en vrai » les aliments, non mixés et mélangés. Il est capable de porter à la bouche lui-même et de choisir les aliments dont il  a besoin. Cela a été compliqué pour moi dans un premier temps. Il est nécessaire de dépasser sa peur quand il prend de trop gros morceaux. En fait, il apprend vite si on lui fait confiance. Il est aussi important d’assumer cette approche, vis-à-vis des proches, qui peut être déconcertante tant nous sommes habitués à voir des bébés nourris à la cuillère avec compotes et purées.

Contact et chaleur
Je conseille la lecture du livre de Jean Liedloff « Le concept du continuum » qui nous invite, entre autres, à dépasser les préjugés et laisser poussette et berceau au profit d’écharpe ou porte-bébé et de cododo.

Jeu
Le bébé souhaite découvrir tout ce qui l’entoure. Nous aménageons un espace qui lui permette de se déplacer librement et de jouer avec divers objets qui ne sont pas « des jouets ». Nous n’interrompons pas son jeu.

De la même manière que j’ai remis en cause les programmes, les manuels, les notes, les devoirs dans ma classe, je remets en cause les tétines, les landaus, poussettes, berceaux, transats, parcs et autres récipients à bébé, les couches, les petits pots, les pleurs abandonnés ou empêchés avec mon bébé.
Je choisis de porter mon bébé ou de le poser au sol, d’accompagner ses pleurs, de l’allaiter sans penser à une date de sevrage, d’écouter ses signes de besoins d’élimination et de le tenir au dessus d’une bassine, de le laisser jouer avec tous les objets non dangereux, de lui proposer des aliments « entiers », de le faire dormir en cododo. Je fais de mon mieux avec ces approches, j’ai pour certaines connu des difficultés et pour toutes j’en retire satisfaction, je souhaite les faire découvrir sans juger ceux qui ne les adoptent pas.
 La confiance dans le développement naturel des apprentissages des enfants, la posture consciente et bienveillante des adultes qui les accompagnent et la recherche praticienne permanente m'apparaissent comme les clés du développement d’êtres équilibrés en lien avec leur enthousiasme et leur singularité.